« Fan Club » : Quand la réalité virtuelle sort le grand jeu
La genèse d’une oeuvre 360°
Avez-vous déjà entendu parler de « Fan Club » ? Non, ne cherchez pas dans vos souvenirs de concerts hystériques, ici on parle d’une aventure cinématographique qui ne tient pas en place ! C’est l’histoire d’un projet qui, tel un chat aux vies multiples, a bondi du long-métrage abandonné à la bande dessinée, avant de se métamorphoser en nouvelle littéraire. Mais Vincent Ravalec, notre auteur-réalisateur, avait d’autres cartes manches — ou devrais-je dire, dans son casque VR.
Né de cendres financières, « Fan Club » a pris son envol grâce au producteur luxembourgeois a_BAHN qui a capturé Ravalec dans ses filets transmédia. C’était en 2015, et la réalité virtuelle venait de se pointer au bal des technologies avec la robe la plus flashy. Ravalec a jeté un œil et paf ! L’amour au premier regard ! Il décide alors que « Fan Club » baignera dans ce monde où l’imaginaire prend forme à 360 degrés.
VR, bien plus qu’un gadget sensationnel
Quand on interroge Ravalec sur son crush pour la réalité virtuelle, il fait une moue de cinéphile aguerri. Oui, au début, c’était l’effervescence des montagnes russes en VR et ces expériences de voyageurs immobiles. Mais l’envie de Ravalec, c’était de titiller cette VR pour qu’elle raconte de vraies histoires avec des comédiens en chair et en émotions, le tout dans un incroyable format long. Imaginez donc : Mathieu Kassovitz en pixels virtuels, Denis Lavant se dédoublant dans le virtuel, et Sylvie Testud comme si vous pouviez la toucher. Un véritable plat de résistance cinématographique à savourer avec votre casque !
Rires en pixels, émotions en immersion
Les acteurs, quant à eux, se sont éclatés dans l’univers de « Fan Club » comme des gamins dans un magasin de bonbons. Ravalec nous sert un scénario pimenté : une star télé invitée à un week-end avec ses fans. Elle accepte, la carrière vacillant et voilà que tout bascule ! Attendons-nous à être absorbés dans un tourbillon psychologique et émotionnel à travers le prisme de la VR.
La caméra VR, une sphère de créativité
Du côté technique, c’est la révolution ! Exit les plans successifs, Ravalec pense en sphères, en volumes ! Les teasers et les pubs ont servi de terrains d’entraînement pour l’équipe, affinant leur savoir-faire en stitching — l’art de coudre ensemble les scènes VR sans que vous ne perdiez une once de votre précieux dîner.
Financement et diffusion, l’odyssée du VR Premium
Avec un budget à six chiffres tout droit sorti d’un chapeau luxembourgeois-français, « Fan Club » est loin d’être un simple tour de passe-passe VR. C’est une production avec un grand P, un spectacle qui va s’inviter dans des lieux aussi prestigieux que le casque sur votre tête est confortable. Tandis que la postproduction mijote, alliant images réelles et synthétiques, préparez-vous à une expérience VR aux arômes de Coil et d’un compositeur made in Luxembourg.
Alors, prêts à plonger tête la première dans ce festival sensoriel ? Attachez vos ceintures, mettez votre casque, et laissez « Fan Club » vous transporter là où seul le cinéma ose parfois rêver d’aller.