Bienvenue dans les Limbes Numériques : Facebook Spaces ou comment presque se téléporter!
Les équipements virtuels ou le nouveau chic
Chapeau bas les amis, vous voici à l’aube d’une ère révolutionnaire… ou pas tout à fait. Mais avant de toucher aux étoiles (de préférence avec des gants), il vous faudra braquer une banque… ou simplement saigner le portefeuille pour vous payer le sésame : un casque Oculus Rift, et son inséparable compagnon, l’ordinateur de la NASA. Et oui, la réalité virtuelle, c’est comme le caviar, ça ne se déguste pas avec des crackers périmés.
La promesse d’un café virtuel avec mamie
Vous l’avez, le précieux matériel? Parfait! Vous voilà prêt pour Facebook Spaces, annoncée par la diva du Social VR chez Facebook. Sa promesse ? Tranquillement siroter votre café avec votre ami, malgré les cinq fuseaux horaires qui vous séparent, comme si vous partagiez le même vieux canapé. En théorie. En pratique, c’est plutôt comme essayer de reconnaître votre reflet dans une cuillère déformante.
Avatar, mon beau avatar, dis-moi qui est le plus ressemblant?
Alors, on se crée un avatar. Choisissez une photo, souriez, et tadaa! Le logiciel accouche d’un jumeau virtuel aussi ressemblant qu’une patate à son plant. Heureusement, vous pouvez pimper votre double, mais gardez vos envies de fantaisie pour une autre vie – ici, pas de peau bleue ni de tête de caméléon. Monsieur et Madame Tout-le-monde, vous serez.
La valse des émoticônes
Quand votre compère débarque dans un tourbillon d’emoji, c’est parti pour un festival de bras agités et de bouches qui miment un semblant de paroles. C’est un peu comme si Pinocchio était entré dans le salon : ça bouge, ça vit, mais ça reste du bois. Vous vous échangez des photos, des objets, et parfois, des bêtises de la taille d’un éléphant.
La diapo, version Spaces
L’objectif de ce cirque virtuel ? Réveiller le nostalgique du diaporama familial en vous. Vous pouvez donc exhiber vos souvenirs de vacances, ceux de vos amis (avec leur accord, bien évidemment, parce qu’on est entre gens civilisés) ou les dernières trouvailles du marketing dont vous suivez la page avec quelques clics. Presque comme à la maison, sauf que les photos flottent et que vous n’avez pas à subir les commentaires de tante Claudine.
Le catalogue de gadgets virtuels
Parmi les joyeusetés de Spaces, vous trouverez des gadgets tous aussi essentiels qu’un porte-couteaux en forme de hérisson. Vous avez un crayon 3D? Libérez le Picasso qui sommeille en vous et dessinez tout et n’importe quoi. Cela pourrait être une couronne ou, au hasard, un spadassin, en un rien de temps. Rien n’est trop absurde pour Spaces.
La magie éphémère d’un selfie virtuel
Après une session intense de chapeaux dessinés, de photos improbables accrochées dans l’espace, et d’épées virtuelles brandies, le réel vous rattrape et il se peut que vous ressentiez ce petit pincement de regrets, typique du réveil post-fiesta un peu trop arrosée.
Le bilan en demi-teinte
Voici la cruelle vérité : malgré les paillettes et les spadassins, Facebook Spaces n’est pas le messie des réseaux sociaux. Ce n’est pas faute de fun, mais il reste encore du chemin avant de bouleverser notre manière de socialiser. Pour l’heure, c’est un peu comme un feu d’artifice qui s’éteint trop vite, laissant derrière lui un ciel trop ordinaire.
En résumé, Spaces est fait pour vous si :
– Vous vivez dans la peau d’un personnage de Ready Player One.
– Vous aimez les soirées où on discute avec des avatars plutôt qu’avec des humains.
– Vous n’avez jamais vraiment quitté le monde des Legos.
Spaces n’est pas pour vous si :
– Vous avez un compte épargne en lieu et place d’un Oculus Rift.
– Vous préférez les mondes virtuels plus picores comme Second Life.
– Vous n’avez jamais supporté d’assembler un puzzle de plus de dix pièces.
Allez, courage, les amis. Peut-être qu’un jour, avec un peu de rêve et beaucoup de câblage, on y arrivera. Ou pas.