Expo VR ‘L’ennemi’: Art Immersif en Zone de Conflit

« L’ennemi » : Quand les casques de réalité virtuelle font rimer art et conflits

Plongez tête première dans les zones de guerre

Imaginez-vous équiper d’un casque high-tech, non pas pour vous lancer dans une énième partie de jeu vidéo, mais pour vous téléporter sur les fronts les plus épineux de notre monde contemporain. C’est l’invitation plutôt insolite que vous lance le photographe Karim Ben Khelifa à travers « L’ennemi », sa toute première exposition en réalité virtuelle. Entre le 18 mai et le 4 juin, l’Institut du monde arabe à Paris se transforme en un théâtre de guerre virtuel, sans risque de vous prendre une balle perdue, promis !

Un selfie avec la guerre, mais en plus convivial

Nos photoreporters sont des bêtes curieuses. Pendant que vous et moi cherchons la meilleure lumière pour notre selfie brunch, des gars comme Karim Ben Khelifa se contentent de lueurs de fusées éclairantes en pleine zone de conflit. Passionné par ces rencontres explosives, notre chasseur d’images a crapahuté pendant 15 ans sur les champs de bataille, appareil au poing. Mais rassurez-vous, « L’ennemi » n’est pas une exposition de photos de vacances au milieu des tranchées. Non, il veut vous faire vivre le face-à-face avec ceux qu’on appelle trop rapidement « les méchants ».

La guerre, c’est humain, trop humain

Karim le globe-trotter armé d’un objectif, a côtoyé ces hommes et femmes pour qui le bruit des balles est une routine. Constat frappant : derrière leur AK-47 ou leurs discours endoctrinés, il y a des êtres humains. « C’était la folie de la guerre, mais avec un soupçon d’humanité en prime », dit-il en substance. Enfilez donc votre casque VR pour serrer la main, virtuellement bien sûr, à un combattant israélien, un guérillero palestinien, un milicien congolais ou un rebelle salvadorien. L’expérience est tellement immersive que vous pourriez presque sentir l’odeur de la poudre.

L’art de la guerre version 2.0

Dans cette aventure à 360°, Karim Ben Khelifa s’affranchit des pages glacées des magazines pour placer le spectateur, que dis-je, l’aventurier, au cœur de l’action. « Le plus près d’une poignée de main sans risque de s’électrocuter », pour paraphraser notre artiste en treillis virtuel. Vous serez si proche de ces combattants que vous pourriez compter les cartouches dans leur gilet.

Et la morale dans tout ça ?

Si vous pensiez aller à une expo pour simplement vous en mettre plein les yeux, détrompez-vous. Karim, il a plus d’une cartouche éthique dans son sac à dos. Il n’est pas là pour glorifier les guerres, oh que non ! Il veut plutôt vous bousculer dans vos pantoufles confortables, vous faire réfléchir sur ces « ennemis » qu’on déshumanise trop souvent. L’exposition est un check-point pour notre conscience, une frontière à franchir entre l’ignorance et la compassion.

L’art à la rescousse du monde

Après avoir traversé cette expo, ne soyez pas surpris si votre vision du monde se met à osciller comme une boussole dans le triangle des Bermudes. « L’ennemi », c’est un peu comme si l’art attrapait le monde par les épaules et lui disait : « Regarde-toi dans le miroir, coco ! ». C’est une expérience qui rappelle avec une pincée de sel et pas mal de pixels que derrière les uniformes et les armes, il y a des palpitations cardiaques et des histoires à écouter.

Alors, prêt à vous lancer dans un safari un peu spécial, où les lions sont remplacés par des humains et les jumelles par des casques VR ? Venez flâner entre les lignes ennemies pour comprendre que, parfois, l’ennemi c’est juste quelqu’un qui attend de nous parler. Qui sait, vous repartirez peut-être de l’Institut du monde arabe avec moins de préjugés et plus de compassion. En tout cas, une certitude : votre regard sur le 20 heures ne sera plus jamais le même.

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