Expérience VR: Frissonnez avec la mort en 360°

Un aller simple pour l’au-delà en réalité virtuelle, ça vous dit?

Un frisson nommé réalité virtuelle

Attention, âmes sensibles s’abstenir ! La convention Scare LA a été le théâtre de la grande première d’une expérience de réalité virtuelle à faire pâlir Casper le fantôme : une simulation de mort imminente. Jon Schnitzer, le cerveau derrière ce projet plus mortel que mortel, a passé 16 longues années à guetter les progrès de la VR pour enfin donner vie à ce rêve macabre.

La mort, oui, mais en 360° !

Jon, notre réalisateur-provocateur de frissons, s’est pris d’une fascination morbide pour les récits d’expériences aux frontières de la vie et de la mort. Il a collecté les témoignages comme on collectionne les timbres, sauf que là, le hobby est un poil plus… disons… extrême. Mais il ne voulait pas se contenter de filmer ces aventures spectrales. Non, non, l’idée lumineuse lui est venue de faire vivre au commun des mortels ces histoires en virtuel !

La technologie, complice de l’épouvante

Armé de la technologie Unreal Engine 4 et d’une collaboration avec le monde étrange de 3D Live Entertainment, Jon nous plonge, casque VR sur la tête, dans le trépas tragique de Gloria, une femme confrontée à une mort solitaire et glaciale au fin fond d’un hôpital. Pour une immersion maximale, cette expérience de cinq minutes a débuté son périple effrayant au ScareLA avant de hant… pardon, d’atteindre une audience élargie.

La lumière au bout du casque VR

Plutôt que le cliché du corps astral flottant au-dessus des draps de l’hôpital, Flatline VR vous aspire dans un vortex d’une autre dimension. Jon parle de cultures et de récits divers voyant ces vortex comme des portails vers l’au-delà. Vous voilà prévenu, si vous voyez de la lumière au bout du tunnel, c’est que votre casque fonctionne à merveille !

L’histoire tragique de Gloria, une expérience à vivre

Imaginez Gloria, laissée pour morte, criant dans le néant d’un hôpital des années 50. Son histoire, autrefois murmurée, est désormais hurlée par les enceintes de la VR. La voix qui raconte celle-ci appartient à l’actrice Mella Leigh, qui, par un coup du sort digne d’un scénario épique, a elle-même frôlé l’autre monde. Coïncidence ? Je ne crois pas !

Aux confins du vortex

Jon est muet comme une tombe sur les détails, mais il laisse échapper quelques mots sur ce fameux vortex et les visions que Gloria y a rencontrées. Texture, couleurs, accélération : tout a été concocté à partir de retour d’expériences et d’avis scientifiques sur la question brûlante : pourquoi diable voit-on ces trucs en mourant ?

Une ambulance comme salle de cinéma

Bon, je triche un peu, mais imaginez qu’à ScareLA, les participants sont allongés dans une ambulance, le HTC Vive vissé sur le crâne, pour décoller vers la grande faucheuse. On nous promet même des narrations alternatives élucidant le pourquoi du comment de ce que vous allez vivre, mourir, revivre ? Bref, de quoi réfléchir vraiment à deux fois avant d’appuyer sur « play ».

Un début au-delà de l’entendement

Tout ça concocté en quatre mois par une équipe de douze samouraïs de la VR. Et figurez-vous que c’est juste le pilot, le hors-d’œuvre avant le banquet spectral que Jon rêve de nous servir depuis que le mot « virtuel » est apparu dans nos dicos. Alors, accrochez-vous à votre âme, l’expérience Flatline VR pourrait bien vous emporter !

Si après ça, vous n’avez pas une petite envie de vérifier le bon fonctionnement de votre pacemaker, je ne sais pas ce qu’il vous faut. Jon Schnitzer, en tout cas, se tient prêt à effrayer, émouvoir et surtout, à faire parler les morts comme jamais. Qui sait, après un tour dans son vortex VR, c’est peut-être vous qui viendrez nous raconter votre histoire…

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