Expérience Facebook VR: Soirée Diapos 2.0

Facebook VR: quand la soirée diapositive revêt un casque high-tech

Plongée curieuse dans la VR sociale de Mark Zuckerberg

La réalité virtuelle (VR) de Facebook vous titille ? Préparez-vous à vivre la plus immersive des soirées diapositives, avec un zest de modernité et une pincée de nostalgie. Avant toute chose, faites l’inventaire : des amis (gratuitement, sauf si vous en êtes rendu à les louer), un casque Oculus Rift pour la modique somme de 590 euros, sans oublier les manettes Touch à 120 euros et un ordinateur bodybuildé de minimum 800 euros. Pour ceux qui comptaient inviter leur grand-mère, bonne chance pour lui expliquer.

Facebook Spaces, c’est quoi ce bazar ?

Alors ce « Spaces », vendu par madame la cheffe du projet comme LA plateforme sociale ultime, on teste ou pas ? Armé de bonne volonté et après une chasse aux amis VR-compatible, me voici téléporté dans un décor tellement banal qu’on dirait ma dernière carte postale envoyée à tante Gertrude.

Première étape : l’avatar. Choisissez une photo de vous sur Facebook, et l’appli la bidouille pour vous pondre un double virtuel. On vous promet de la ressemblance, mais au final, on obtient plutôt quelque chose entre le Playmobil et la caricature sortie d’un mauvais jour. Et pour ceux qui rêvent d’un look d’avatar façon créature fantastique, circulez, ici on reste dans le classique.

Rencontre du troisième type avec votre ami Playmobil

Invite ton pote, et hop ! Il apparaît, souriant et flottant dans un nuage d’emojis. Et malgré sa tête cubique, on doit admettre que l’illusion prend. On gesticule, on se partage des photos, et rapidement, on oublie qu’on a plutôt l’air ridicule avec ce casque.

Avec Spaces, Facebook ressuscite les joyeux apéros diapos de chez mamie. Vous pouvez presque sentir le fromage sur la table virtuelle, alors que vous partagez des photos aux cadres douteux, suspendues dans l’espace comme par magie.

Les joies minimalistes de l’interaction sociale en VR

N’attendez pas la lune, dans Spaces, les fonctionnalités sociales battent de l’aile. L’action reste minimale : aimer une photo, la supprimer, ou créer un album rigolo. Mais si vous êtes du genre à suivre des marques qui publient du contenu en 360 degrés, préparez-vous à quelques surprises… y compris des publicités qui vous emmèneront du dernier Disney à un meeting politisé intense.

Gadgets VR : inutiles, mais tellement fun !

Facebook Spaces sait comment vous séduire avec des outils aussi futiles qu’amusants. Vous pourrez dessiner en 3D, vous coiffer d’un chapeau virtuel ou menacer votre ami avec une épée dessinée. De quoi transformer une banale conversation en un joyeux chaos.

Légère gueule de bois post-Spaces

Après une session, on peut ressentir une douce honte en redécouvrant les selfies partagés, un peu comme après une soirée arrosée. « Ce qui se passe dans Spaces devrait rester dans Spaces » pourrait devenir votre nouveau mantra.

Résultat des courses ? « Inutilement génial » pourrait résumer le truc. Pour l’instant, Spaces joue plus la carte de l’amusement éphémère que celle d’une refonte totale de notre vie sociale numérique. Peut-être parce que Facebook craint de lâcher la bride et de nous voir déraper dans des univers virtuels où le réel et l’absurde se mêlent un peu trop ?

Sommes-nous prêts pour une ère VR sociale ?

En bref, Spaces c’est sympa, mais ça reste un gadget. On ne va pas renverser le monde du networking social avec ça. Surtout, tant que s’équiper en VR implique de vendre un rein. Mais qui sait ? Peut-être que dans un futur plein de promesses, mamie aura son casque VR et préparera ses soirées diapos sur Mars. À suivre…

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