Devenez l’exorciste en chef avec The Exorcist VR, si vous l’osez !
Ah, les amateurs de frissons et de films qui font boum dans la nuit, réjouissez-vous ! Voici venu le moment de troquer votre plaid sécurisant contre une soutane virtuelle, grâce au jeu « The Exorcist: Legion VR ». Mais avant de vous lancer tête baissée dans cette aventure épisodique à couper le souffle (et peut-être quelques têtes), allons-y, fouillons un peu dans cette boîte de Pandore 2.0 !
Un menu en cinq services… ou presque
Première mise en bouche : cinq chapitres à siroter, tels cinq petits shots d’adrénaline à 4,99 € pièce. Oups, rectification, seulement quatre sont prêts à être servis pour le moment, mais pas de panique, les épisodes sont comme les îles des Caraïbes : magnifiquement indépendants. Chacun est une enquête à part entière, un mini-cas d’école pour apprentis exorcistes.
Un plongeon dans les abysses…
Imaginez-vous dans votre bureau d’investigateur à Boston, l’antre de tous les mystères (et des pires cauchemars décoratifs). Les murs sont tapissés de pancartes qui crient : « Résolvez-moi ! » Hélas, il s’avère que c’est plus un jeu de « où est Charlie ? » avec des objets maléfiques, entre une durée de jeu courte comme une série Netflix et une manipulation d’objets rappelant un peu trop les jeux d’éveil pour bambins.
Lors de votre première virée, vous voilà dans une église où la décoration laisse à désirer… surtout quand le prêtre local s’est visiblement fait refaire le portrait par une force invisible. À vous de jouer, collectionnez les cassettes, jouez avec le sang (oui, c’est glauque) et préparez-vous à des surprises.
Votre boîte à outils pour les nuls en exorcisme
Place à la panoplie de l’apprenti exorciste : un kit d’exorcisme. Rien que ça ! Vous y trouverez les gadgets habituels : un crucifix, de l’eau bénite, un briquet (utile si vous êtes fumeur), et un mystérieux spray de sels minéraux. Avec ça, vous voilà paré pour chatouiller les démons et jouer à « Pazuzu est dans la place ». Même si la menace diabolique rôde, parfois il suffit de brandir votre crucifix d’un air convaincu pour que le démon plie bagage (ou pour tenir le coup en attendant que le Uber de Lucifer arrive).
La Rançon de la Peur : Le jeu
Ce qui se dégage avec succès de The Exorcist VR, c’est l’ambiance électrique : ici, pas d’épouvantes bon marché à base de surgissements et de « bouh ! ». Non, les apparitions sont parcimonieuses, comme les bons épices dans une carbonara. Le décor joue à se transformer en coulisses de l’enfer, et le stress monte, monte… jusqu’à ce que boum, la terreur vous fasse sauter de votre fauteuil ergonomique.
Et puis, sournoisement, le jeu vous offre des clins d’œil à des films cultes, comme un hommage cinéphile en réalité augmentée (mais sans le popcorn).
Frustrations démoniaques et manettes récalcitrantes
Mais à trop vouloir vous trimballer dans ses dédales horrifiques, le jeu en oublie parfois le B.A.-BA : une maniabilité aux petits oignons. Se mouvoir, c’est un peu comme naviguer sur un site web des années 90, vous savez, celui avec le curseur en forme de fée scintillante. Et puis, viser juste avec les commandes est un challenge à la hauteur de Koh-Lanta. Quant à la lecture sur place, amoureux de la littérature et salopettes de mécaniciens, attention, c’est du niveau flouté Instagram.
En bref, malgré l’absence de casse-tête digne de Sherlock Holmes et des séances d’exorcisme qui se résument à agiter un crucifix et prier (ou attendre) que le méchant démon se calme, The Exorcist : Legion VR reste une promenade horrifique pleine de potentiel. On aurait aimé un peu plus de substance pour le prix, un peu comme un menu gastronomique où on ressort avec un petit creux.