L’École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers de Bordeaux passe à la vitesse VR
L’université, ce vieux dinosaure de l’éducation, est en plein lifting à Bordeaux ! Oubliez les salles de classe poussiéreuses et les professeurs monologuant devant des rangées d’étudiants endormis. L’École Nationale Supérieure d’Arts et Métiers (Ensam), votre bonne vieille « grande école » d’ingénieurs, a décidé de rentrer dans le XXIe siècle avec une idée lumineuse.
Des étudiants-entrepreneurs aux commandes
C’est une nouvelle ère pour les futurs maîtres de l’innovation et de l’entrepreneuriat : une école sans murs et qui joue la carte de la rareté. Les étudiants et les enseignants ne se rencontrent que pour des occasions aussi spéciales qu’un rendez-vous Tinder en mode séminaire.
Philippe Viot, jusqu’alors directeur de l’Ensam Bordeaux et maintenant chef d’orchestre de cette fabuleuse symphonie pédagogique, s’est remué les méninges pour accoucher d’un concept cousu main. « Après avoir pondu un rapport plus long qu’un jour sans pain, je suis parvenu à convaincre ma direction que ce modèle disruptif avait du chien, » affirme-t-il avec la fierté d’un papa poule.
Le buffet est ouvert: choisissez vos modules!
Imaginez donc : des cours de réalité virtuelle à Bordeaux sans devoir déménager à Lille si l’envie vous prend de vous transformer en roboticien le temps d’un semestre. « On enlève les chaînes géographiques et on fait des économies ! », proclame fièrement Philippe Viot.
Tous pour un et un pour tous : les partenaires du projet
En pratique, c’est une coopération qui ne connaît pas de frontières. Cap Sciences, Bordeaux Unitec, l’UIMM et la Région sont tous de la partie. Le concept : bosser son projet d’entreprise sous le doux toit d’incubateurs, le reste du temps c’est casquette de businessman et travail à distance dans une salle de réunion qui pourrait tout aussi bien être sur la Lune.
Pour l’instant, la troupe se compose de 12 étudiants-aventuriers et d’un commando de 11 professeurs-experts, sans compter les 5 coachs en mode mentor Jedi. Et si vous vous posiez la question, oui, la note est la même qu’une école publique pour ces génies d’Arts et Métiers.
Le diplôme, c’est pas en option, promis!
Alors, monter une entreprise c’est génial, mais le diplôme dans tout ça? Pour l’heure, les étudiants en mode césure sont partis pour un voyage d’un an avant de revenir à la case départ pour la 2e année. Qu’à cela ne tienne, des certifications aussi brillantes que des diamants leur seront délivrées par l’Afpi.
« Nous on kiffe à mort, on joue avec la théorie et la pratique », s’exclame Ivan, un jeune padawan de 22 ans, déjà papa d’une imprimante 3D conçue de ses propres mains. Quant aux enseignants, c’est fiesta tous les jours : « La relation avec les étudiants est enfin devenue horizontale. On dirait presque une danse de Saint-Guy, » s’enthousiasme Nicolas Perry, maître Yoda de l’Ensam de Bordeaux.
Voilà donc le futur de l’éducation supérieure : une expérience plus immersive qu’un jeu VR, plus audacieuse qu’une startup dans une Silicon Valley et plus innovante qu’une confiture d’avocat. L’art de consommer les contenus éducatifs n’aura jamais été aussi fun. Alors, prêt à enfiler votre casque de VR et à vous lancer dans l’aventure?