Dysmorphophobie Snapchat: Êtes-vous prêt à changer?

Métamorphose 2.0 : Êtes-vous prêt à passer sous le bistouri pour devenir votre propre filtre Snapchat ?

La dysmorphophobie Snapchat : quand votre téléphone vous donne le blues

La tendance est alarmante et pourtant, elle gagne du terrain ! Laissez-moi vous présenter la nouvelle lubie du XXIe siècle : *se métamorphoser pour ressembler aux filtres Snapchat*. Oui, vous avez bien lu ! Nul besoin de faire un régime de concombres ou de vous entraîner sept jours sur sept, une petite visite chez votre chirurgien plastique préféré pourrait suffire.

L’illusion de la perfection : à quoi ressemblez-vous en « emoji » ?

À une époque où un simple « glissement » du doigt peut effacer cernes et imperfections du visage ou vous donner ce regard de biche tant convoité, on comprend que le miroir du réel puisse sembler bien cruel. Nos amis les filtres nous offrent une version édulcorée de nous-mêmes – un nous sans acné, avec des lèvres dignes d’une star hollywoodienne et un nez restructuré à souhait. C’est ce constat qui chiffonne bon nombre de médecins américains. Ils ont même trouvé un nom à cette quête de la perfection digitale : la *dysmorphophobie Snapchat*.

Le fantasme chimérique d’un clone numérique

Imaginez, hier, nos chères mamies s’arrachaient les pages de magazines pour montrer à leur coiffeur la coupe de Jackie O. Aujourd’hui, c’est notre version filtrée, gonflée à bloc par les algorithmes de Snapchat, que l’on souhaite immortaliser… dans notre chair. D’après la dermatologue Neelam A Vashi, cette tendance fait partie intégrante de son quotidien, venant compliquer la relation médecin-patient.

Quand les réseaux sociaux deviennent notre miroir de poche

La vraie question est de savoir si l’addiction aux filtres n’aurait pas un effet boule de neige sur le secteur de la chirurgie esthétique. Ces nouveaux critères de beauté, concoctés par notre assistant virtuel préféré, viennent-ils secouer les fondamentaux de la beauté ? Selon la très sérieuse American Academy of Facial and Reconstructive Plastic Surgery, le phénomène prend de l’ampleur. Les gens veulent être beaux, non pas à la plage ou au bureau, mais sur leurs « selfies » !

Un filtre à la chirurgie fantasmée : contre-indication des médecins ?

Dans cette effervescence numérique, la prudence est de mise. La dermatologue Neelam A Vashi met en garde ses collègues contre la tentation de céder à ces désirs de transformation, pointant le risque de confondre la réalité et le fantasme. Ces filtres, rappelle-t-elle, n’offrent qu’une version irréelle et inatteignable de nous-mêmes.

La spirale infernale de l’obsession de l’image

Le regard acéré du chercheur Kaylee Kruzan nous acquiesce : les réseaux sociaux nous pousseraient à nous voir à travers l’œil d’un tiers, accentuant ainsi l’objectivation de notre corps. Résultat ? Un bien-être et une santé mentale mis à rude épreuve. Etre l’esclave de son reflet digital serait-il le nouveau mal de vivre de notre génération ?

En conclusion : De l’émoji à l’alter ego

Naguère, seuls les people avaient l’exclusivité de se voir photoshopés dans les glossy. Mais aujourd’hui, c’est M. et Mme Tout-le-Monde qui se découvrent un avatar à leur image sur les réseaux sociaux. Alors, en attendant de voir si la réalité virtuelle viendra à notre secours, il semblerait que la dysmorphophobie Snapchat a encore de beaux jours devant elle. Ne vous étonnez donc pas si, à votre prochaine soirée, vous ne reconnaissez personne : ce sont simplement vos amis version « filtre amélioré » !

Rire ou pleurer devant cette nouvelle vague de chirurgie esthétique ? Laissons la question en suspens et croisons les doigts pour qu’à la prochaine mise à jour, Snapchat nous propose un filtre « acceptation de soi », tout simplement.

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