La chute en VR de Vrideo : Quand la réalité virtuelle devient un peu trop… réelle!
Fin de partie pour une étoile de la VR
Parfois, dans le grand casino de la tech, même les meilleures cartes en main ne suffisent pas à garantir le jackpot. C’est une leçon amère que la start-up Vrideo vient d’apprendre en fermant boutique – ah, la réalité virtuelle qui devient terrifiantement palpable! Accrochez vos ceintures, l’atterrissage risque d’être brutal : le 21 novembre 2016, Vrideo a jeté l’éponge, laissant ses casques VR un peu orphelins.
Prémices d’un rêve virtuel… éphémère!
Avant que cette sentence ne tombe plus lourdement qu’une batte de baseball sur une piñata, la plateforme avait connu des jours glorieux. Imaginez un monde où la réalité virtuelle était encore une terre inconnue, où Facebook ne comptait pas Oculus parmi ses bijoux de famille, où Sony n’avait pas sorti de son chapeau le « Projet Morpheus », et où Google en était encore à jouer avec du carton. C’est dans ce contexte, en mars 2015, que Vrideo a décidé de jouer les pionniers.
Ascension et chute d’une étoile
Avec 2 millions de dollars dans le cochon, et 700 000 installations à son actif, on aurait pu penser que la voie était dégagée pour Vrideo. Le CEO, Alex Rosenfeld, dans sa missive d’adieu, fanfaronnait même sur les scores élogieux sur l’Oculus Store et un public bavard sur le PlayStation VR. Mais voilà, la belle histoire a tourné court – dur dur, le monde de la tech a bien peu de patience pour les contes de fées.
Une consolidation du marché à l’horizon?
Cette triste première dans la cour des grands nous dépeint une nouvelle fresque sur le grand mur de la réalité virtuelle. Si Vrideo s’est retrouvé à sec, c’est aussi un peu comme si le marché lui avait gentiment montré la porte. Face à des mastodontes tels que Jaunt, Within ou LittlStar, il n’y avait visiblement pas de place pour tout le monde au banquet de la VR.
Avec des coûts d’exploitation aussi élevés que le QI supposé d’Einstein, on comprend que diffuser de la vidéo VR, c’est un peu comme vouloir arroser le désert du Sahara avec un verre d’eau, en espérant y faire pousser un jardin botanique. Ajoutez à cela une scène déjà bien encombrée – merci YouTube! – et vous obtenez une marmite prête à imploser.
La survie du plus adaptable
Dans cette saga où les modèles économiques vont subir un épisode d’American Ninja Warrior, seuls les plus costauds, les plus malins, ou disons-le franchement, ceux ayant un compte en banque bien plus dodu, pourront espérer trôner sur le trône de fer de la VR. Pour les autres, ce sera peut-être le moment de rédiger un CV en réalité augmentée.
En somme, chers adeptes de la technologie et explorateurs de mondes numériques, souvenez-vous que dans l’arène féroce de la VR, il n’y a pas que les pixels qui peuvent être colorés – l’aventure est tout aussi bigarrée. Restez donc à l’écoute, car la réalité virtuelle est encore loin de nous avoir montré tous ses tours… et ses détours!