Débriefing Militaire Humoristique – Film à Voir

« Voir du pays » : Quand les vacances militaires tournent au débriefing psychologique

Ah, le retour de vacances! Pour certains, c’est synonyme de bronzage et de souvenirs joyeux, mais pour nos amis en treillis, c’est un tout autre paquet d’émotions. Oui, messieurs dames, même les durs à cuire ont besoin d’un petit sas pour se dépatouiller de leurs aventures… guerrières. D’où le film truculent « Voir du pays » qui emballe d’une pincée d’humour une réalité peu connue : une escale en hôtel luxe entre le champ de bataille et la maison.

Un petit détour par Chypre, ça vous dit?

Imaginez le tableau : deux soldates badass, Ariane Labed et Soko (mais pas le soda), trimballant leur attirail militaire dans le couloir plus blanc que blanc d’un hôtel qui en jette. C’est l’affiche de « Voir du pays » des sœurs Coulin. Oui, ça contraste avec la poussière de l’Afghanistan, mais c’est le but! Nos héros viennent là pour décompresser, mais c’est pas Club Med pour autant. Ils cherchent à se défaire de la guerre, qui, comme un mauvais chewing-gum, colle aux bottes et à l’âme.

Décompresser ou imploser : that is the question

Ce drame qui vous remue les tripes sans secouer le cocotier nous emmène dans les méandres de la psyché des militaires. Grâce à un casque de réalité (pas si) virtuelle, ils revivent leurs petits et grands moments de peur et de gloire. On pourrait penser à un jeu vidéo, mais là, le niveau « Expert » est activé h24. Pendant que certains crachent leurs fantômes, d’autres voient leurs démons prendre le thé en journée portes ouvertes. Vous l’aurez compris, la séance de groupe fait plus office de théâtre tragique que de ronde autour du feu de camp.

Quand le divan devient champ de bataille

Ariane et Soko, nos deux comédiennes du front, campent des femmes qui n’ont rien à envier à Rambo. Elles sont là, dans ce qui ressemble à un break, mais qui s’avère être un round supplémentaire. Le film, prix du scénario à un certain festival qu’on ne présente plus (Cannes, pour les intimes), nous balance une claque sans même hausser la voix. C’est fin, c’est précis, c’est comme un bon vin qui vous fait tourner la tête : un « blast » émotionnel.

Bientôt sur le ring des Césars?

Car oui, mes chers cinéphiles, c’est du lourd. Ce film joue dans la cour des œuvres qui ne se contentent pas d’esquisser un sourire ou une larme, mais qui vous mettent KO avec élégance. Un drama qui, loin de vous ennuyer avec des histoires de mitraillettes et d’explosions à tout-va, s’attaque à l’artillerie lourde des blessures invisibles.

Du coup, si vous voulez vous immerger dans cette expérience cinématographique sans risquer de finir en décompression vous-mêmes, filez découvrir « Voir du pays ». C’est sûr, entre deux éclats de rire nerveux et une compassion soudaine pour les bidasses, vous ne regretterez pas le détour. Qui sait, aux prochains Césars, il y aura peut-être un petit quelque chose pour ces dames en treillis!

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