VR, la tête dans les nuages : contrôlez le virtuel par la pensée !
Vous pensez que vous avez du pouvoir avec votre baguette magique en silicone ou vos gesticulations sur les écrans tactiles? Préparez-vous à libérer votre cortex, car la société EyeMind nous promet monts et merveilles avec leur nouvelle invention qui semble tout droit sortie d’un vieux film de science-fiction : un casque de réalité virtuelle contrôlé… tenez-vous bien… par la pensée ! Abracadabra, voici venu le temps du Brainwave VR.
Le temps des pionniers techno-psychiques
Remontons à l’époque où nos téléphones étaient câblés et nos modems faisaient de la musique. Il y a plus de deux décennies, Dan Cook, alors explorateur enthousiaste du monde mystérieux des ondes cérébrales, avait une vision, et pas juste parce qu’il regardait trop « Star Trek ». Ses débuts furent modestes, avec des collaborations avec une agence gouvernementale aux rêves de détecteurs de mensonges infaillibles et des pharmaceutiques en quête de la pilule de la connaissance. C’était 1993, et la réalité virtuelle était encore un animal légendaire pour nerds.
Mais Cook ne se laissait pas décourager par l’incrédulité populaire. Il rêvait d’avatars alimentés par la seule force de nos pensées. Poussé par ses ambitions, il quitta sa cabane sécurisante chez UC Berkeley et ses pinceaux en sciences cognitives pour plonger tête la première dans le grand bain des affaires.
Quand jouer de la tête prend tout son sens
Alors, qu’est-ce que le Brainwave VR a dans le crâne? Pour l’instant, chers magiciens du code, seule une élite de développeurs aura accès à ce joyau. Avec votre nouveau jouet, vous pourrez concocter des applis à faire pâlir la concurrence. Au début, vous aurez un seul jeu, « Souriez avec Lucy », qui, on va se le dire, est plus une séance de gymnastique faciale pour votre cerveau qu’un festival de fun. L’exercice requiert de vous de contorsionner votre visage pour imiter un avatar, un peu comme si vous vous prépariez pour une carrière de mime artistique, le tout afin de dresser votre cerveau à se faire comprendre par la machine.
Actuellement, cette séance de calibrage prend la bagatelle d’une heure, mais demain, trois petites minutes suffiront. Un progrès révolutionnaire si jamais on a inventé un concours de celui qui contrôle son jeu vidéo le plus rapidement par la pensée.
Les futuristes de l’électroencéphalogramme
Ne croyez pas pour autant que la compagnie EyeMind est la seule à rêver d’étendre l’empire de notre matière grise. Des comparses comme Emotiv et NeuroSky ont déjà lancé leurs chapeaux électroencéphalographiques dans l’arène, mais plutôt pour les têtes chercheuses. Et que dire des as du marketing qui salivent à l’idée de scanner directement les réactions de notre inconscient face à leurs publicités? Un véritable eldorado pour ces magiciens du commerce.
Pour autant, Dan Cook, avec sa troupe plus déterminée que jamais, vise plutôt à révolutionner la santé et l’éducation. Imaginez apprendre une langue étrangère en y pensant seulement, ou gérer le stress d’un clignement de neurones.
EyeMynd, la tête dans les étoiles mais les pieds sur terre
EyeMind n’a pas la tête dans les nuages. L’entreprise, aussi futuriste soit-elle, reste bien ancrée dans la réalité (pas si virtuelle que ça). Avec son Brainwave VR, elle propose de faire un pas de géant pour l’humanité sans bouger de son canapé.
Prenez note, jeunes padawans de la technologie : le futur se rêve aujourd’hui, et vos méninges sont les prochaines stars du show. EyeMind vous en met plein la vue, ou plutôt plein la tête. Vous n’en croirez pas vos neurones !