CCP Games tire un trait sur ses rêves de réalité virtuelle
Une aventure VR plus éphémère qu’un casque de réalité augmentée en papier maché
Ah, CCP Games! Qui donc? L’encyclopédie ludique sur patte vous dirait aussitôt : « Eh bien, mes chers néophytes, ce sont les fins esprits derrière le fameux MMO EVE Online! » Oui, ces créateurs islandais à la fibre futuriste s’étaient jadis aventurés hors des sentiers battus de l’espace infini pour explorer le royaume des illusions optiques, alias la réalité virtuelle. Armés de leurs vaisseaux spatiaux et de leur sens de l’innovation, ils avaient donné naissance à EVE Valkyrie, EVE Gunjack et Sparc, titres VR aussi prometteurs qu’un rayon de soleil en Islande.
Mais oh désespoir, le bulletin frisquet de la nouvelle économique vient de tomber, telle une comète de glace brisant le cœur des fans des lunettes binoculaires : CCP Games, après avoir flirté avec les étoiles du virtuel, fait machine arrière et rejoint la terre ferme. Le journal MBL, sorte de messager de l’apocalypse pour les aficionados de cosmos numériques, nous apporte la nouvelle que CCP Games met fin à ses expéditions en réalité virtuelle.
Fermeture de studios : quand il ne reste plus qu’à éteindre les étoiles
Dans le vaste univers du jeu vidéo, des supernovas naissent, mais certaines finissent par s’éteindre. Les studios de CCP à Atlanta, ville connue pour ses zombies plus que pour ses vaisseaux spatiaux, et à Newcastle, où les nuits noires sont aussi profondes que l’espace, se voient épinglés sur l’agenda des fermetures. On murmure que jusqu’à 130 créateurs d’autres mondes pourraient se retrouver téléportés hors de leur bureau, à la recherche de nouvelles quêtes professionnelles.
Ce n’est pas la première fois que CCP Atlanta fait face à une vague de licenciements ; ses locaux ayant déjà tenté sans succès de conjurer le sort avec World of Darkness Online, projet plus abandonné qu’une station spatiale soviétique.
Hilmar et ses manœuvres cosmiques
Hilmar Veigar Pétursson, l’amiral en chef de CCP Games, s’est exprimé avec la gravité d’un trou noir sur le devenir de la compagnie. Après une danse du ventre sur le marché de la réalité virtuelle, il s’avère que désormais, les investissements iront vers des horizons plus tangibles comme les initiatives PC et mobile. Le soutien aux jeux VR actuels continuera dans l’antre magique de Reykjavik et dans la cabine de pilotage à Londres. En gros, CCP Games ne coupera pas les cordons ombilicaux de leurs bébés VR, mais ne créera plus de nouveaux venus dans la nurserie digitale avant que l’univers du jeu n’ait une éclaircie financière.
Des étoiles dans les yeux, mais les pieds sur terre
Hilmar a beau croire au futur brillant de la VR, il est clair que CCP Games a préféré atterrir plutôt que de persister dans un vol spatial incertain. Les lurons de Reykjavík continueront donc à veiller sur leurs progénitures (les jeux VR existants), mais ne mettront plus d’argent dans la machine à rêves virtuels.
Et voilà comment CCP Games, après avoir tenté de décrocher la Lune avec une échelle faite de pixels, rend les clés du vaisseau. Qui sait, peut-être un jour, lorsque le marché du jeu vidéo et de la réalité virtuelle sera aussi florissant qu’un champ de pâquerettes intersidérales, CCP Games repartira à l’assaut. Mais pour le moment, gardez vos casques bien rangés et vos rêves d’immersion en apesanteur à portée de manette… ou plutôt de souris et d’écran tactile!