Cannes 2017 : Le Sacre de la Réalité Virtuelle au Festival du Film
Amis virtuoses de l’évasion numérique, ouvrez grand vos yeux ébahis : le Festival de Cannes, ce temple du septième art, vient de passer à la vitesse VR! Non, vous ne rêvez pas, cette année, les lunettes 3D ne sont pas l’unique accessoire tendance pour espionner les stars de la Croisette. L’édition 2017 du festival a ouvert ses portails dimensionnels à la Réalité Virtuelle (RV, pour les intimes), distribuant les bons points à la créativité numérique.
« The Enemy » vous invite dans sa dimension
Commençons notre petit tour d’horizon par « The Enemy », un projet aussi innovant qu’intriguant, qui nous est servi chaud par Karim Ben Khelifa, à la fois journaliste et réalisateur. L’expérience est loin d’être statique : imaginez-vous déambuler sur 300 mètres carrés, jouant à cache-cache avec des combattants holographiques. Ils vont et viennent, vous interpellent, vous impliquent au point où la frontière entre réel et virtuel s’estompe comme un sucre d’orge sous le soleil.
Certains privilégiés ont déjà traversé le miroir lors de la soirée VIP du 15 mai à l’Institut du monde arabe, créant un débat VRamment passionné avant l’ouverture officielle le 18 mai.
Espace « Next » : la VR prend ses quartiers à Cannes
Le 17 mai marque l’entrée triomphale de la réalité virtuelle dans la cour des grands. Cannes inaugure l’espace « Next », où la crème de la crème de la RV attend sagement les visiteurs. Dans ce coin du marché du film, les curieux pourront s’en donner à cœur joie, avec pas moins de dix exposants, cinq séances par jour et une VR-Library abritant environ 80 créations numériques.
Julie Bergeron du Marché du film fanfaronne à propos de sa salle cinématographique VRoche des salles traditionnelles, où l’on se délecte collectivement de ces expériences matrixielles. Le public, diversement casqué, semble plus jeune et plus aventureux que les cinéphiles de la vieille école, qui eux, grattent encore le parquet de perplexité.
Réalité Virtuelle : le futur déjà présent
Louis Cacciuttolo, VRvangéliste et fondateur de VRrOOM, nous parle d’avenir avec un grand A virtuel. Entre l’achat du théâtre du Minotaure à Béziers et la diffusion en livestreaming des conférences « Next », sa foi dans l’avancement de la RV est inébranlable, même si on flâne encore dans les limbes de l’invention.
Chez Diversion Cinéma, Camille Lopato a déjà transformé le casse-tête solitaire de la RV en une expérience de groupe sensorielle, nous prouvant que les Français savent raconter des histoires en 360 degrés avec des films comme « I Philip » ou « Sergent James », qui vous fait jouer à cache-cache avec un bambin et une « présence » mystérieuse sous le lit.
Cannes, l’éclaireur VRtistique
Mais applaudissons surtout Cannes et le réalisateur Alejandro Gonzalez Inarritu, qui élève la VR au rang d’art avec son œuvre « Carne y arena » (Chair et Sable). Un événement acclamé par Thierry Frémaux, qui devrait ouvrir les yeux de bien des sceptiques sur les possibilités presque infinies de la VR.
Hollywood rencontre la Silicon Valley sur la Croisette
En parallèle, la vie amoureuse bouillonnante entre les studios de Hollywood et les nerds de la Silicon Valley s’affiche sans complexe sur la scène cannoise. Des mastodontes du numérique, comme Amazon ou Oculus, piochent dans leurs énormes chéquiers pour draguer les créatifs des deux mondes, engendrant des histoires d’amour en RV qui promettent une descendance riche en pixels.
Cannes, propulseur d’une VR responsable et éthique? C’est ce que Louis Cacciuttolo semble prêcher, veillant à ce que le divertissement numérique garde les pieds sur terre (ou plutôt dans le casque) tout en chatouillant les étoiles.
Alors, que vous soyez cinéphile, geek ou simplement curieux de sensations inconnues, Cannes 2017 est l’endroit à ne pas manquer pour devenir VRaiment à la page!