Bloodless en VR: Un film choc révolutionne le cinéma

« Bloodless » : Quand la VR s’empare d’un fait divers glacial

Le succès phénoménal d’une tragédie virtuelle

Dans le monde scintillant des festivals de cinéma, il y a ceux qui font briller les étoiles hollywoodiennes et puis il y a les autres… Ceux qui nous font vriller dans des dimensions parallèles! Et devinez qui vient de décrocher le pompon dans l’univers parfois trop paisible de la réalité virtuelle? « Bloodless », le bijou de la réalisatrice sud-coréenne Gina Kim, qui a tapé dans l’œil – littéralement – des juges au Festival international de Bogota, décrochant sans trembler le prix du meilleur film en VR.

Mais ce n’est pas tout! Avant de conquérir le cœur des Colombiens, « Bloodless » avait déjà séduit les Italiens à la célèbre Mostra de Venise et les cinéphiles grecs à Thessalonique. Un véritable triplé pour un film en VR, c’est ce qu’on appelle faire un carton plein dans le labyrinthe des festivals!

Un fait divers qui vrille le cœur

Ce court-métrage de 12 minutes ne s’attarde pas sur les paillettes et les strass, mais vous plonge au cœur d’une histoire aussi sombre que la nuit. On remonte le temps jusqu’en 1992, où un soldat américain, apparemment parti pour une balade nocturne peu ordinaire, assassine de façon horrifiante une prostituée coréenne à Dongducheon, à un jet de pierre de Séoul. Le crime, d’une violence inouïe, avait choqué jusqu’aux âmes les moins sensibles de l’époque.

Préparez-vous, le détail sordide arrive : la pauvre femme a été retrouvée sans vêtements, adossée à une mare de sang, avec un parapluie inséré d’une manière peu conventionnelle et des objets promotionnels de marques de soda et de bière utilisés de la pire des manières. Cerise sur le gâteau macabre, une rasade de détergent pour parfaire ce tableau d’horreur.

La VR, un outil pour toucher l’âme

Lors d’une causerie artistique au Musée national d’art moderne et contemporain de Séoul, notre cinéaste VR, Gina Kim, a confié que sans la magie de la réalité virtuelle, ce film aurait été impossible à réaliser. Accrochez votre ceinture, car elle dit avoir trouvé dans cette technologie un moyen incomparable pour que le spectateur ressente toute la douleur et la tristesse de cette mort solitaire.

La réalité virtuelle vous catapulte directement sur les lieux du crime. L’avantage, c’est qu’il n’est pas nécessaire de trop décrire la scène – vous la vivez, vous la respirez et, de préférence, vous la survivez. Un véritable « soyez là, sans y être » qui donne des frissons.

Un tournage entre les murs du passé

Pour ceux qui se demanderaient où « Bloodless » a été tourné, c’est bien entendu dans le berceau de ce crime abominable, non loin de Camp Casey, une base militaire américaine (bienvenue à Disneyland pour adultes responsables). L’ambiance sur le plateau devait être un tantinet plus lourde que lors d’un tournage de comédie romantique, vous en conviendrez.

Alors, chers aventuriers des réalités modifiées, êtes-vous prêts à enfiler vos casques VR et à plonger dans un passé que même les pires cauchemars n’oseraient revisiter? « Bloodless » vous attend pour une expérience immersive qui pourrait bien changer à tout jamais votre façon de consommer des contenus… et de regarder les parapluies et les sodas. Attention, risque élevé de vouloir rester dans le monde réel après le visionnage!

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