Biidaaban: une aube virtuelle au Festival de Tribeca
Un Toronto du futur sous vos yeux… et dans vos casques VR!
Imaginez un instant marcher au cœur de Toronto, les pieds légèrement mouillés parce que, oh surprise, la place Nathan-Phillips s’est transformée en petit Venise canadien! Les arbres, rois du béton, poussent majestueusement dans les interstices des trottoirs et les toits des gratte-ciels sont devenus des potagers urbains à faire pâlir d’envie votre voisin jardinier. Non, ceci n’est pas un scénario écrit par un écureuil sous acide, mais bien la vision futuriste que vous offre la réalité virtuelle de « Biidaaban: First Light »!
En exclusivité mondiale (et on aime ça, les exclus!), le volet Storyscapes du Festival du film de Tribeca, qui se la joue du 20 au 28 avril, déroule le tapis virtuel pour une expérience à couper le souffle. Imaginez-vous, là, propulsé dans un Toronto envisagé de demain, où Dame Nature a repris son abonnement annuel au centre-ville.
Quand la langue autochtone se mêle à la VR
L’artiste anishinaabe Lisa Jackson, en bonne conductrice d’orchestre de pixels, associée à Mathew Borrett, magicien 3D, mais aussi à l’agence Jam3 et l’Office national du film du Canada (on les applaudit), n’a pas fait les choses à moitié. On parle ici d’une collaboration qui décoiffe dans le monde des récits numériques, un véritable smoothie d’innovation.
Alors que vous flânez dans ces rues à la mode de mère nature, vos oreilles s’empliront de mélodies linguistiques, un véritable spa pour vos tympans. Wendat, Kanien’kehá:ka, Anishinaabe… ces doux dialectes d’origine vous murmurant leurs pensées et leurs philosophies s’en viennent chuchoter à vos neurones un peu de sagesses ancestrales. Et si on vous disait que votre regard influençait la conversation? Eh oui, un simple battement de cils et vous tissez des liens avec ces cultures premières.
Pourquoi vos enfants apprendront l’anishinaabemowin avant l’anglais
Si vous pensiez que converser en italien était la clé de la dolce vita, attendez de plonger dans le cœur des langues autochtones! Avec « Biidaaban: First Light », on ne parle pas seulement de faire « réapparaitre » ces langues, mais de leur donner le premier rôle. Imaginez perdre ces trésors linguistiques et, avec eux, les leçons précieuses sur le monde qui nous entoure. Un peu comme perdre la recette du parfait poutine, inconcevable, non?
« Biidaaban », ou l’aube en anishinaabemowin (et là, vous brillez en société), n’est pas juste un mot qui claque, c’est toute une symbolique du passé et du futur qui s’entremêlent dans notre présent. Et Lisa Jackson, telle une conteuse des temps modernes, nous invite à saisir notre rôle dans ce continuum avec son œuvre interactive à la pointe de la VR.
L’ONF fait sa révolution… tout en douceur
L’Office national du film du Canada, ce n’est pas que des popcorns et des projections dans le noir. Ce sont des générateurs de contenu qui bousculent, des installations qui vous font participer, des expériences mobiles gagnantes de prix Webby (si vous savez, ces Oscars du web). Et ils nous le prouvent encore avec leur tout dernier coup de maître « Biidaaban: First Light ».
Produit par Dana Dansereau et Rob McLaughlin (qui chapeaute énergiquement le Studio interactif à Vancouver), cette aventure VR est aussi une preuve de leur engagement en faveur de la parité et du renouveau des liens avec les communautés autochtones, et ça, on ne peut qu’applaudir!
Alors, prêts à enfiler votre casque et plonger dans la Toronto de demain, guidés par la lumière de « Biidaaban: First Light »? Votre sense of wonder (et votre français) n’en sortiront que grandis!