Baisse Prix VR: Impact sur le Marché Consommateur

Plongeon des prix : les consommateurs font-ils la moue à la VR?

Ah, la réalité virtuelle, cet univers incroyable où l’on peut être qui l’on veut, où l’on veut, quand on le veut… et pourtant, il semblerait que nos amis en plastique et circuits imprimés ne vivent plus la grande épopée espérée. Retour sur cette aventure en dents de scie des casques de VR, où les héros Oculus Rift et HTC Vive voient leur aura ternir plus vite qu’une étoile filante en fin de parcours.

Un porte-monnaie en moins, un rêve en plus?

Nos mousquetaires de la réalité alternative ont une faille, et elle se mesure en euros et en cents. À la conquête des clients, ces derniers mois ont été marqués par des soldeurs de l’espace, des rabais plus ou moins cosmiques tentant de séduire les terriens. Oculus fut le premier à dégainer, avec le bouclier Facebook. Puis HTC et Sony ont suivi, en quête de l’amour perdu des consommateurs.

La VR, une diva qui baisse son cachet

En octobre, le PlayStation VR de nos amis nippons faisait le beau avec un tarif de 500 dollars, bien en dessous des 600 et 800 demandés par les camarades Oculus Rift et HTC Vive. Mais l’heure est à l’équilibre des forces. Sony, voyant ses ventes flancher, propose son protégé à 400 dollars depuis septembre, caméra de jeu incluse, ce qui frise l’insolence commerciale.

Mais il y en a pour tout le monde ! Pour les amateurs de virevoltes digitales, Sony offre même les « manettes », ces PlayStation Move qui vous font danser comme des guirlandes de Noël électrisées. Pour l’ensemble complet, comptez 450 dollars, une aubaine qui ne touche pas les marges de nos amis japonais, toujours aussi habiles dans l’art de la comptabilité créative.

Une facture outre-mesure pour une réalité « à la portée de tous »?

HTC clame que la VR est à la portée de tous, mais ces messieurs de la haute technologie ont semble-t-il oublié un petit détail. Pour accéder au nirvana numérique, il faut plus qu’un casque. Une PlayStation 4 est de mise pour son fidèle serviteur PSVR et, pour ceux qui préfèrent Oculus ou Vive, un PC qui a du répondant est non négociable.

Des bijoux technologiques ou des boudins financiers ?

À ce stade, la VR est plutôt un luxe pour initiés qu’une kermesse pour le peuple. D’après les oracles d’IDC et Superdata, le PlayStation VR serait le roi de la fête, cajolé par la popularité de sa mère, la PS4.

Néanmoins, n’allez pas croire que Sony fait des galipettes de joie. Les dernières nouvelles concernant ses PSVR remontent à février, avec 915.000 têtes parachutées en boutique, et depuis, silence radio quant à un éventuel million atteint.

En quête de nouveaux horizons, jusqu’au smartphone et au-delà !

En avril, le Wall Street Journal nous soufflait que Sony espionnait de nouveaux marchés pour son PSVR, désespéré de voir ses ventes patiner. Il est vrai que les casques jouant les siamois avec nos chers smartphones ont un certain charme : moins chers et sans besoin d’un terminal supplémentaire, ils fleurent bon l’opportunité.

Mais soyez honnêtes, quand vous choisissez votre smartphone, pensez-vous vraiment à la VR ? Avec les nouvelles technologies bourgeonnant comme des champignons après la pluie (IA, assistants personnels, VR), qui sait ce que l’avenir nous réserve ? Gartner, lui, ne parierait pas son goûter sur l’impact de ces merveilles sur nos choix d’achat.

Alors, VR ou pas VR, telle est la question qui vous hante sûrement désormais. Mais rappelez-vous, dans ce concert de prix cassés et de technologie pointue, le rêve a un coût… et il semblerait que la mélodie soit encore un peu trop dissonante pour nos oreilles sensibles et nos portefeuilles frileux.

more insights