Magic Leap, le prodige de la réalité augmentée, charme le géant Axel Springer
Ah, Magic Leap… Cette startup est un peu comme le monstre du Loch Ness de la tech, tout le monde en parle mais rares sont ceux qui ont pu l’apercevoir. Pourtant, voilà que le groupe médiatique allemand Axel Springer annonce, tambour battant, qu’il a ouvert son portefeuille pour y glisser quelques billets dans l’aventure de cette entreprise insaisissable.
L’argent ne dort jamais chez Axel Springer
Alors, Axel Springer, ça vous dit quelque chose? C’est un peu comme le Hercule des médias, un colosse aux pieds numériques bien ancrés dans le paysage européen. Avec une soif d’innovation insatiable, leur branche Axel Springer Digital Ventures a décidé d’abattre des cartes sur l’auguste table de Magic Leap. On dit souvent que l’argent n’a pas d’odeur, mais il semblerait qu’Axel Springer ait flairé un bon coup.
Dans leur petite note douce-amère appelée « communiqué de presse », ils ne tarissent pas d’éloges. Magic Leap, selon eux, c’est la poule aux œufs d’or pour le futur de l’info-entertaintement et de petites annonces dopées aux stéroïdes de la réalité augmentée.
Un casque plein de magie, mais pas franchement un canon de beauté
Décembre dernier, Magic Leap sort de son chapeau un objet qui a fait tourner bien des têtes, mais pas forcément pour de bonnes raisons. Nommé Magic Leap One, ce fameux casque de réalité augmentée, accompagné de sa sacoche à batterie et de son contrôleur manuel, semblait sortir tout droit d’un film de science-fiction des années 90. « Sexy » n’était définitivement pas le mot du jour lors de sa présentation.
Cependant, malgré son look douteux, le mystère reste aussi épais qu’une sauce béchamel mal ratée. On n’a ni le tarif, ni la carte des menus des applications. Autant essayer de deviner les ingrédients de la marmite sans la recette.
Développeurs, à vos marques! Le grand public devra patienter…
L’appel est lancé, c’est aux développeurs du monde entier de s’approprier la bête et d’y concocter des mets de réalité mixte. Pendant ce temps, nous autres, simples mortels, on doit attendre patiemment dans la salle d’attente, lorgnant sur la porte dorée de la réalité augmentée qui s’entrouvrira d’abord pour ces magiciens du code.
Et pour ceux qui pensent que Magic Leap, c’est Mickey qui fait des tours de magie, détrompez-vous. Ils ont déjà rempli les coffres de presque 2 milliards de dollars, avec des investisseurs au pedigree enviable : Google, Alibaba, et la crème de la crème des venture capitalists de la Silicon Valley, pour ne citer qu’eux.
Le silence est d’or, surtout en série D
Le dernier chapitre de leur saga financière ? Une manne de 502 millions de dollars révélée en octobre 2017, supposément estampillée « Série D ». Axel Springer pourrait très bien s’inscrire en tant que contributeur de ce round. Mais chut… on a demandé de lever un peu le voile sur cet investissement, et là, patatras, c’est le code du silence. Pas un mot de plus.
Voilà, chers lecteurs aventuriers de l’info, Magic Leap est peut-être le grand spectacle de l’année ou le fantasme technologique du siècle; seul l’avenir nous le dira. En attendant, on regarde Axel Springer jouer au poker avec un air mi-amusé, mi-incrédule, se demandant si c’est un bluff ou un vrai coup de maître.