Bitcoins, AR, robots : les confidences décalées de David Marcus
L’avenir du cash est-il en billets ou en bits ?
Ah, le cash ! Ces bouts de papier que vous adorez compter, froisser, mais qui pourraient bien disparaître dans les méandres de nos poches numériques. Et qui mieux que David Marcus, le gourou des messages instantanés, pour nous éclairer sur le futur de nos transactions ? Ce Frenchy de 44 ans, qui a planté sa tente numérique outre-Atlantique, est à la barre de l’application Messenger et joue les vice-présidents chez le géant Facebook.
Un entrepreneur prodige transformé en magicien des messages
À 23 ans, ce mec lançait déjà des entreprises comme on lance des avions en papier. Trois boîtes plus tard, avec Zong à son actif, il conquiert la Silicon Valley et se fait happer par Paypal. Après avoir piloté Paypal tel un chef d’orchestre de 2012 à 2014, Mark Zuckerberg, le grand manitou de Facebook, lui lance un « Viens voir papa ! » pour mettre sur orbite Messenger. Résultat ? Un milliard d’utilisateurs conquis en trois ans et une ribambelle de services inédits.
Zuckerberg : patron ou pote ?
Et ce Zuckerberg, il le traite comment notre expat’ français ? « Super bien », qu’il dit. Ils ne se lâchent pas d’une semelle, ou plutôt d’un écran, Messenger aidant. Les réunios entre potes au sommet, voilà la recette de leur bromance réussie.
« Paris, t’es belle ! » et en plus, place au paiement facile
David Marcus débarque dans la ville lumière pour nous refiler deux scoops. Et attention, c’est du lourd : payer ses potes en deux temps, trois mouvements via Messenger avec juste une carte bancaire. Nul besoin de numéro de compte ou d’applications tierces; une innovation qui va sans doute chambouler nos habitudes de paiement en France.
Addiction ? Controlez-vous, chers utilisateurs !
Face à l’économie de l’attention, où les applis nous mâchonnent le cerveau pour nous garder captifs, Marcus joue la carte de la sérénité. « Chez Messenger, vous êtes le boss des notifications ! » clame-t-il. Ils bossent duro sur la question, avec l’air de dire qu’ils ont encore des idées dans le tiroir pour l’avenir.
La « surconnexion » : un médecin chez Facebook ?
Sur la question de l’addiction, le roi de la com’ numérique botte en touche : difficile de dire aux gens « vous papotez trop ». Messenger avant tout un outil de papotage, non ?
Les petites manies frenchy sur Messenger
Difficile de sortir des stéréotypes, mais nos amis les Français aiment bien se la jouer basketteurs virtuels et fans d’appels vidéos groupés saupoudrés d’effets de réalité augmentée. Qui l’eût cru ?
Chatbots ou « expériences » : la révolution des dialogues programmés
David Marcus n’est pas fan du terme « chatbot » (trop techno, sans doute). Il lui préfère « expérience », un peu plus sexy et nettement moins rébarbatif. Et il en cite des belles, entre Air France, la SNCF, ou la coquine Lara de Meetic. Mais plus touchant encore, il parle d’expériences sociales comme en Italie, où un chatbot se transforme en compagnon pour les personnes souffrant d’Alzheimer ou encore au Brésil pour soutenir les alcooliques anonymes.
Et pour finir en beauté, Marcus évoque l’aide apportée aux réfugiés syriens grâce à un chatbot traducteur. Voilà, c’est ça aussi, le futur concocté par les sorciers des temps modernes, entre un dribble en réalité augmentée et un bienfaiteur virtuel pour une conversation plus douce.