Annecy 2017 : La VR, cette petite révolution dans les coulisses de l’animation
Quand la réalité virtuelle s’invite à la table des storyboards
Imaginez un monde où les crayons et les gommes seraient relégués au rang d’antiquités, et où la lumière des tables à dessin se serait éteinte pour laisser place à des lunettes un peu futuristes… Oui, mes chers amis, bienvenue dans l’ère de la réalité virtuelle (VR) – pas comme un scénario d’un film de science-fiction, mais comme un compars deux point zero pour les cerveaux en effervescence des studios d’animation !
Le coup d’envoi du feuilleton « Comment on fabrique vos dessins animés sans s’arracher les cheveux » a été donné avec une conférence à Annecy, et notre cher Studio 100 Animation y a mis les pieds dans le plat… ou plutôt la tête dans le casque de VR !
Quand les grands manitous de Studio 100 Animation prennent la parole
Marie-Pierre Journet, productrice à la chevelure aussi bien coiffée que ses idées sont structurées, a mené la danse de ce bal au sommet où Jérôme Mouscadet, réalisateur avec plus d’un tour dans son sac, le directeur technique qui ne perd pas le nord, Quentin Auger, et le producteur, Jean-François Ramos, ont causé shop autour de la VR. Pas de récit futuriste ou de nouvelle façon de raconter des histoires ici – nous parlons de l’outil qui va peut-être changer la façon de fabriquer vos cartoons préférés.
Un storyboard qui ne tourne pas rond ? Sortez les casques !
Paraît-il que le défi de transformer les blagues sur papier en merveilles animées donne du fil à retordre, surtout dans l’univers impitoyable des budgets qui rapetissent et des délais qui pressent comme un citron. Mouscadet, un peu comme un chef cuisinier devant une recette nouvelle, nous explique que pour faire mijoter l’animatique (cette ébauche animée qui guide tout le monde), faut que tout le monde ait la même recette.
C’est là que la VR entre en scène, majestueuse, comme une réponse évidente à un problème vieux comme l’animation moderne : comment on fait rentrer tout ce bazar en 3D sans y passer des plombes ? Quentin Auger, avec son air de ne pas y toucher, nous dévoile que s’imbriquer dans la démarche virtuelle, c’est un peu comme voir la lumière au bout du tunnel.
Bienvenue dans le ‘Heidi-verse’ en VR
L’équipe, soudain illuminée, s’est dit que ça serait pas mal de se balader dans les Alpes virtuelles de la petite Heidi. Ils ont donc mis en place une salle où scénaristes et dessinateurs pouvaient gambader dans les pâturages VR en inventant des histoires. Mouscadet, lui, a vécu le grand choc en découvrant que, dans la mezzanine du chalet, on pouvait caser plus de lits que ce qu’il pensait – révélation !
Un laboratoire en VR pour mixer réal et virtuel
Après quelques essais et erreurs, un cahier des charges est apparu : comment utiliser cette nouvelle baguette magique pour que tout le monde puisse jongler avec sans se prendre un œuf sur le visage. Avec une petite mise de 10 000 €, l’équipe était équipée pour plonger dans le futur.
Mais attention, la VR, c’est un peu comme le chocolat, on n’en abuse pas. Après deux heures, il est conseillé de revenir à la réalité, sinon gare au mal de mer !
La VR, l’outil cool mais pas pour tout le monde
Même si Heidi est parfaite pour une escapade en VR, pour les cartoons plus explosifs ou les scènes d’action qui déménagent, on repassera. N’empêche que dans cette grande marmite qu’est le monde de l’animation, où les geeks des jeux vidéo et les pros de l’imaginaire industriel font des petits, on dirait bien que la VR est en passe de devenir la nouvelle épice secrète.
Quentin Auger, avec un clin d’œil plein d’espoir, nous lâche en guise de conclusion qu’on est en plein dans une révolution professionnelle. Et si la VR était le ferment de cette alchimie créative ? Ah, l’avenir nous le dira, en attendant, accrochez vos ceintures et gardez les casques à portée de main !