Andy Serkis: De Gollum à Maître VR – Portrait

Andy Serkis : d’avatar simiesque à maître de la VR, une carrière hautement pixelisée !

Quand Gollum rencontre la silicon valley

Parlons peu mais parlons bien : on a réussi à choper la perle rare entre deux prises de performance capture. Qui ça ? Andy Serkis, l’homme qui a donné une âme numérique à plus de créatures qu’on ne pourrait en rêver même après une soirée fromage passé minuit. On a effleuré avec lui des univers allant de « Star Wars » au « Livre de la jungle », et compris pourquoi ce mec est un peu le Merlin l’enchanteur moderne du cinéma.

Un chaman en mocap’

Croire qu’Andy est un rebelle sans douleur serait manquer de respect à ce charmant prophète de la motion capture. Avec son sourire empreint de malice, il a su piloter nos sagas préférées vers de nouvelles galaxies numériques, faisant de son corps un terrain d’expérimentation pour effets spéciaux détonants. Sans lui, pas d’Avatar en Pandora, pas de Tintin dans la vallée des merveilles et encore moins de simiens érudits dans « La Planète des Singes »!

Un jeune loup devenu mentor

Flashback : en 1996, dans un clip de Neneh Cherry, Serkis était déjà dans le trip de l’invisible, mime d’une présence qui n’existait pas. Et c’est avec son bagage théâtral en poche – imaginez-le, nu comme un ver, vivant la vie d’un Dogboy dans les pièces londoniennes -, qu’il a conquis les coeurs de créatures virtuelles, abandonnant la latte pour la capture de mouvements.

Le jeu, un masque pour la métamorphose

Selon l’oracle Serkis, prendre un rôle ce n’est pas juste enfiler un costume super moulant avec des capteurs. Oh que non! C’est un acte social, presque guérillero, pour transformer la société. Tu parles d’un engagement! Et ce boulot d’acteur, ça n’est pas une valse en solitaire, mais une danse endiablée avec des réalisateurs aux commandes, prêts à mener leur monde à la baguette ou à la caméra.

Quand l’acteur devient réalisateur

Élevé au rang de réalisateur aussi naturellement qu’une mise à jour de logiciel, celui qui s’est formé aux beaux-arts avant de jeter l’encre vers les planches, a placé dans son jeu toute sa palette artistique. Avec « Le Seigneur des Anneaux » dans le rétro, il a gravi les échelons jusqu’à prendre les rênes de sa propre tribu à l’Imaginarium Studio.

Un studio, mais pas pour faire des pâtés

Imaginarium, ce n’est pas juste un hangar plein de capteurs et de câbles. C’est surtout un écosystème où acteurs et réalisateurs viennent jouer avec les possibilités infinies qu’offrent les prouesses technologiques dans le domaine de la réalité virtuelle. C’est un peu comme lancer un sortilège pour animer les pixels, et hop, un gorille vous passe le sel à table !

Un tournage où la prouesse rejoint l’émotion

Tourner « Suprématie » c’est jongler avec une panoplie de caméras mais aussi faire corps avec son personnage, même recouvert de pixels. Serkis, c’est le Michelangelo de la performance capture, chaque mouvement de sourcil se transformant en un trait de génie numérique. Et cette sensation que l’on ressent devant Caesar, c’est celle d’une humanité débordante, malgré les couches de CGI.

Des yeux qui parlent plus que des mots

Et parlons-en des regards ! Ils disent que les yeux sont le miroir de l’âme, mais chez les singes de Serkis, on dirait qu’ils sont le miroir de la nôtre. La tendresse, la rage, la douleur – tout y passe. On en vient même à oublier que derrière, c’est tout un orchestre de techniciens qui accorde, note après note, cette symphonie visuelle.

Voilà. On a papoté avec Serkis, un bonhomme à l’aura électrique qui a fait du passage de l’analogue au numérique une sorte de grand écart artistique digne d’une figure olympique. Vous pensiez avoir tout vu ? Accrochez vos ceintures, car dans le monde d’Andy, d’humble singe à sage virtuel, le spectacle ne fait que commencer.

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