L’Andam prend le cap de la mode futuriste
La mode s’offre un lifting technologique
Alors que la planète Mode célébrait la 28e bougie de son concours fétiche de jeunes pousses du textile, voilà que celui-ci décide de jouer les geeks ! Oui, vous avez bien entendu, l’Andam (qui, entre nous, n’est pas le nom d’un nouveau smartphone) a décidé de surfer sur la vague de la « fashion tech » en flanquant un high-five à ceux qui font rimer élégance avec intelligence (artificielle).
Des sous par milliers pour les magiciens de la mode
Il faut dire que, pour épater la galerie, rien de tel qu’un joli chèque de 30 000 euros à qui saura faire de sa baguette magique (ou plutôt de son clavier) l’alchimie parfaite entre la dernière tendance et le dernier cri de la Silicon Valley. « C’est pour les créateurs, entrepreneurs et Dumbledore de la start-up qui nous mijotent de la mode responsable » annonce le communiqué, d’un air un peu plus sérieux qu’ici, bien entendu.
Adieu la petite robe noire, bonjour la petite robe intelligente
Pascal Morand, qui, quand il ne défile pas sur des podiums invisibles, préside la Haute Couture et la Mode, nous révèle que la « tech » est le nouveau noir. Les marques de fringues, vous voyez, pourraient se métamorphoser de l’intérieur grâce à des textiles tout droit sortis de films de science-fiction, de la 3D qui nous permet de ne plus à avoir à deviner si ce pull nous ira bien ou encore de l’intelligence artificielle qui, espérons-le, sera assez intelligente pour ne pas choisir des tenues… disons douteuses.
Une drômoise fait sensation avec son mannequin-robot
Et c’est là que le mannequin (non, pas celui avec des jambes interminables ; celui en plastique) prend une toute nouvelle dimension. Audrey-Laure Bergenthal, une ex-avocate qui a décidé que le droit de la propriété intellectuelle n’avait pas assez de paillettes à son goût, a créé un robot qui, en moins de 60 secondes, prend les dimensions de n’importe qui, de n’importe où ! Ce super robot, qui s’est fait une petite virée devant le jury de l’Andam, s’amuse à copier 80 % des courbes féminines, de la caucasienne à l’asiatique en passant par la méditerranéenne. Le rêve ? Avoir des vêtements taillés au millimètre près et dire « bye bye » aux chutes de tissus inutilisées.
De la robe de soirée à l’uniforme militaire, tout le monde en veut!
Audrey-Laure, avec son engin qui ferait palir d’envie n’importe quel couturier, envisage grand. Selon elle, les sous économisés grâce à son invention devraient aider à rapatrier le tricotage des prototypes sur notre beau territoire français. Et croyez-le ou non, son bébé techno seduit déjà les dieux du luxe, les géants du mass market, les sportifs de l’extrême, les sorciers du médical, et même – tenez-vous bien – l’armée !
En clair, l’Andam envoie le signal qu’il est temps de dérouler le tapis rouge pour la high-tech. Alors, on attache sa ceinture (connectée, évidemment), car la mode est embarquée sur une fusée qui ne connaît qu’un seul mot d’ordre : innovation.