« Anamorphine », quand le jeu vidéo vous fait perdre la VR réalité
Ah, le Canada! Le pays du sirop d’érable, des caribous… et des jeux vidéo narratifs psychédéliques! Asseyez-vous, enfilez votre costume de joueur averti et ouvrez grand les yeux et les oreilles! Car je m’apprête à vous conter l’histoire d’un voyage vidéoludique pas comme les autres, j’ai nommé : « Anamorphine ».
Une plongée dans le cerveau torturé de Tyler
Imaginez un instant pouvoir nager dans les méandres de la psyché humaine avec un casque de réalité virtuelle vissé sur la tête. Voilà ce que nous propose le studio Artifact 5, un trio de sorciers canadiens du jeu vidéo. Dans « Anamorphine », vous n’aurez ni armes, ni ennemis à combattre (pas même un petit zombie à l’horizon), mais un défi de taille : naviguer dans la tempête émotionnelle d’un photographe nommé Tyler.
Ça swingait à Montréal avant que…
Tyler et sa compagne Helena, violoncelliste de profession, avaient des rêves plein les poches en s’installant à Montréal. Elle, pour tirer de son instrument des mélodies à en faire pâlir un orchestre entier; lui, pour immortaliser le monde à travers l’objectif de son appareil. Mais voilà qu’un accident vient jouer les trouble-fête et plonge notre virtuose dans une dépression sans fin. Helena perd le goût des notes et de la vie, et leur duo amoureux se transforme en concerto en mi-mineur.
Hallucinations garanties, mode d’emploi inutile
Le gameplay? Un concept épuré très tendance : zéro texte, zéro voix off, zéro interface. C’est un peu comme être largué dans un labyrinthe sans carte sous prétexte que « l’instinct vous guidera ». Vous graviterez dans un univers où les murs susurrent des énigmes et où le son 3D est roi. Vous voguerez au gré des souvenirs de Tyler, et chaque décision sera une trame que vous tisserez sur le canevas de sa vie. Prendre à gauche, à droite, ouvrir cette porte, fixer ce tableau… chaque choix aura son importance dans ce périple au pays du déni post-traumatique.
Prenez date pour un trip sensoriel
Si l’idée de ce voyage psychologique vous chatouille les neurones, prenez note : « Anamorphine » sera jouable à l’IndieCade, festival dédié aux jeux indépendants, du 6 au 8 octobre à Los Angeles. Tenez-vous prêts, sa sortie officielle est prévue pour cette année sur PS4 et PC avec, cerise sur le gâteau, un portage sur Xbox One qui pointera le bout de son nez ultérieurement.
Les développeurs à coeur ouvert
Pour nos amis les développeurs, il n’y a pas que le plaisir de jeu qui compte. En bons samaritains de la santé mentale, ils profitent de leur passage sur le PlayStation Blog pour agiter des drapeaux à l’occasion de la Journée Mondiale de la santé mentale le 10 octobre. Car oui, jouer, c’est bien, mais jouer en bonne santé mentale, c’est encore mieux!
Alors, êtes-vous prêts à chausser vos lunettes de réalité alternée pour explorer les abysses de l’âme humaine? Tyler vous attend, appareil photo en bandoulière et cœur en montagnes russes. Bon voyage dans le dédale des émotions version « Anamorphine », la VR n’a jamais été aussi introspective!