Amour 2.0 – Peut-on vraiment tomber amoureux en pixels?
Un coeur qui bat en réalité virtuelle, réalité ou pure science-fiction?
Avez-vous déjà flirté avec des pixels? Dans un monde où votre frigidaire a probablement plus d’intelligence artificielle qu’un épisode de Star Trek, la question de l’amour virtuel se pose sérieusement. Et comme le dit l’adage, « il n’y a pas de fumée sans feu » ou dans notre cas, « pas de swipe sans like ». Le court-métrage « Senses » se lance dans l’aventure passionnante de décrypter si oui ou non, nos battements de coeur peuvent être synchronisés par Wi-Fi.
Bienvenue dans la matrice des rencontres amoureuses
Imaginez un monde où l’art de la séduction se résume à une question de réalité virtuelle. Les casques ne sont plus réservés aux motards, mais aux âmes errantes à la recherche de l’amour 2.0. Si vous pensiez que plaquer votre date du vendredi soir était un exploit, attendez de voir comment on se séduit dans un univers où même votre avatar prend la décision de voir d’autres personnes.
Du Tinder au Cyber Amour
Avec la multiplication des réseaux sociaux et des applications qui nous font croire à l’âme soeur à portée de clic, on en viendrait presque à oublier le parfum et la chaleur d’une véritable étreinte. Attention, ne vous méprenez pas, nos émojis sont chargés d’émotions, mais est-ce que ça va vraiment plus loin?
Dans ce grand bal digital, certains se demandent si le robot de votre assistant vocal pourrait finir par vous murmurer des mots doux. « Senses » se penche sur cette idée avec une touche d’art et de poésie, parcourant la fine ligne entre l’amour et la bande passante.
Se prendre un râteau en réalité virtuelle, ça fait mal?
Côté coeur, le virtuel a l’avantage de nous éviter les râteaux douloureux. Néanmoins, peut-on réellement tomber amoureux entre deux mises à jour logicielles? Si l’on en croit la révolution qu’apporte la réalité virtuelle dans notre manière de consommer le contenu adulte – oui, on parle bien de la pornographie immersive, capitaine Obvious! – la question semble d’autant plus légitime.
Réalisé par les bricoleurs de l’imaginaire, Francisco de la Fuente et Alexan Sarikamichian, « Senses » prend le pari que non seulement c’est possible, mais que c’est peut-être même le début d’une nouvelle ère romantique. Bitcoin de l’amour, êtes-vous prêt à investir?
Une cyber love story en quelques clics
Le spectateur se retrouve immergé dans un court métrage d’à peu près la durée d’une chanson d’Ed Sheeran. Deux protagonistes, branchés par câble ethernet, s’adonnent à une danse des coeurs numérique. Va-t-on réussir à faire matcher leurs avatars? L’enjeu est de taille : démontrer que même sans le toucher, le feeling peut passer.
« Senses » nous emmène donc dans une valse des sens où l’amour, tel un bon vieux vinyle, pourrait bien trouver un second souffle dans le monde du tout numérique. Après tout, n’est-ce pas l’intention et l’émotion qui comptent, peu importe le medium ?
En bref, ce petit bijou de court-métrage nous ouvre les portes d’une romance sans frontières physiques, où les coeurs se connectent malgré la bande passante et où l’on s’embrasse peut-être seulement en échangeant des données. Et ça, mes chers lecteurs, c’est peut-être le début d’une nouvelle révolution sentimentale. Pixels de l’amour, êtes-vous prêts pour le grand frisson électronique?