S.E.N.S. VR : L’odyssée graphique qui emprisonne nos regards… et nos âmes !
Embarquement immédiat pour le labyrinthe dématérialisé !
Allons bon, chers lecteurs, accrochez-vous à vos sièges de bureau pivotants, car nous allons plonger tête la première dans le trou noir de la bande dessinée nouvelle génération. Et si votre patron passe par là, dites-lui que c’est pour la science, que diable ! Sans un mot, enfin dans le roman, pas ici (je suis plutôt du genre bavard), Marc-Antoine Mathieu nous a concocté un petit bijou d’évasion. Son œuvre, le roman graphique S.E.N.S., auparavant silencieuse comme une bibliothèque à 3 heures du matin, se mue aujourd’hui en application interactive pour tablettes de tous bords, iOS comme Android.
L’expérience sans paroles… mais pas sans maux de tête !
C’est le moment où je ne vous cache rien, mes chers aventuriers du dimanche : je suis coincé ! Oui, pour la seconde fois, je frôle la crise de nerfs à la fin du deuxième chapitre de ce labyrinthe virtuel en trois actes. Mon fidèle iPad, cette tablette de notre quotidien qui sert plus souvent à regarder des vidéos de chats qu’à explorer des univers parallèles, commence à me lancer des regards accusateurs. Vous savez, le genre de regard qu’on lance à quelqu’un qui a oublié de sortir les poubelles. Mais trêve de lamentations, reprenons notre périple.
Un pas de côté et vous voilà dans la VR !
Le génie de cet artiste du dessin, c’est qu’il ne s’est pas contenté de nous jeter un livre en pâture, non ! Il nous invite, tel le chapelier fou, à enfiler le casque de réalité virtuelle pour une immersion totale. Samsung Gear VR, Oculus Rift, ou pour les plus artisans, le style Cardboard, toutes les portes sont ouvertes. Moi, votre humble narrateur, me voici réduit à tourner en rond sur mon fauteuil comme un derviche tourneur un peu rouillé, en quête de cette satanée petite bulle qui dicte la suite des événements.
Quand la philosophie rencontre le gaming: un mariage émotionnel
Le personnage de cette aventure, aussi énigmatique qu’un sphinx en phase de méditation, est à la recherche de cette fameuse page, le Saint-Graal qui lui permettra de clôturer son histoire. Et nous, pauvres mortels munis de nos écrans tactiles, on lutte avec la disparition du point de fuite, comprenez le sens même de notre quête. Qu’on se le dise, S.E.N.S. VR n’est pas seulement un jeu, c’est une expérience métaphysique. On y cherche la raison, on y perd la raison, tout en caressant le doux espoir de ne jamais la retrouver pour prolonger le plaisir.
Conclusion: Ne cherchez pas à me sauver, je m’y sens bien !
Alors oui, cher lecteur, si vous me cherchez, abandonnez tout espoir de me trouver ailleurs que dans les méandres de ce monde parallèle. Et si jamais vous me voyez, tournant sur moi-même, l’air perdu, sachez que je suis en parfait état de bonheur virtuel. Que diriez-vous d’abandonner votre quotidien monotone pour rejoindre votre humble serviteur dans l’ère de la réalité peu commune, mais tellement plus savoureuse ? Après tout, qui n’a jamais rêvé de se perdre pour mieux se retrouver ?
Entrez, entrez dans la danse des pages qui se tournent sans que vos doigts n’aient à les effleurer. Et qui sait, vous parviendrez peut-être là où je me suis égaré, au-delà du chapitre deux, pour me raconter la suite !