Google et Imax : clap de fin pour le blockbuster des caméras VR
Imax et Google : « Ça tourne » …et puis non !
Chers amoureux du grand écran et des petits pixels, asseyez-vous confortablement, la projection va commencer. Sur notre gauche, Google, le géant qui sait tout de vous (même la couleur de votre brosse à dents, avouez, ça fait peur). Sur notre droite, Imax, le titan des écrans tellement grands qu’on pourrait y projeter notre ego sans problème. Ces deux mastodontes ont tenté de fricoter ensemble pour mettre au monde une merveille technologique : une caméra VR qui aurait dû révolutionner l’univers du cinéma. Sauf que, patatras, la romance est tombée à l’eau fin 2017.
Annoncée en grande pompe (et trompettes !) en mai 2016, cette union sacrée promettait de mélanger le savoir-faire pointu d’Imax et la sorcellerie logicielle de Google. On rêvait déjà de films si réels qu’on pourrait presque toucher les héros (et éviter les méchants, évidemment). Une soixantaine de têtes bien pleines auraient planché sur ce projet à Hollywood. Mais pour des raisons qui nous échappent (peut-être un désaccord sur la couleur de la moquette du bureau), Google, tel un acteur capricieux, aurait claqué la porte du studio, laissant notre pauvre Imax éploré.
La VR chez Imax, une affaire qui tourne court ?
Si vous pensiez que les déboires amoureux d’Imax s’arrêtaient là, accrochez-vous à votre siège (avec un casque VR, c’est plus drôle). Le pionnier du grand spectacle avait lancé des centres de réalité virtuelle, où l’on pouvait, moyennant quelques euros, s’éclater dans des mondes alternatifs sans le moindre risque de se cogner le petit orteil contre la table basse. Hélas, entre nous, le succès n’était pas autant au rendez-vous que prévu. Ils avaient ouvert sept de ces palais du virtuel, mais voilà que deux d’entre eux rangent déjà les casques et les manettes. Les cinq autres sont potentiellement sur la sellette, avec seulement un qui ferait tintin à la caisse.
Google : « On ne change pas une équipe qui ne gagne pas » ?
Du côté de notre ami Google, pas question de laisser tomber les pixels et les polygones de sitôt. Alors que la romance avec Imax est un peu en berne, leur R&D continue de s’éclater avec les « Light Fields », ou en langage de mortels, la capture volumétrique. C’est comme prendre une photo, mais avec un bon millier d’angles en plus, pour que vous puissiez regarder autour de l’image comme si vous y étiez. Ces petits génies l’ont d’ailleurs étalé fièrement lors du Siggraph 2018, un genre de festival de Cannes du monde geek où tout le monde porte des t-shirts et des baskets.
Prenons donc un instant pour verser une petite larme sur ce qui aurait pu être le « Titanic » des caméras VR (sans la scène du naufrage, évidemment). Toutefois, restons optimistes ! Dans le monde formidable de la tech, si aujourd’hui c’est « cut ! », demain, qui sait, ce sera peut-être « Action ! ».