Van Cleef & Arpels et la VR : Quand l’heure se fait poétique et numérique
Ah, le Salon International de Haute Horlogerie (SIHH)! Cette fabuleuse kermesse de la montre de luxe qui a ouvert ses portes ce lundi, à Genève. Ce n’est pas le genre d’endroit où l’on vient avec son sandwich triangle pour parler tocantes, non, c’est plutôt le bal des montres tellement chic que si elles pouvaient parler, elles auraient un accent britannique!
Quand les chiffres font tic-tac
Mais, aïe! Avant de plonger dans le monde merveilleux des cadrans étincelants, on apprend que le secteur horloger n’a pas la grande forme. Imaginez, les exportations de montres sont en berne depuis – attention, ça pique – 17 mois. C’est long, 17 mois. C’est presque assez de temps pour apprendre à tricoter et finir une écharpe. En novembre, la situation est devenue encore plus frisquette avec une chute de 5,6% sur un an, selon ces joyeux lurons de la Fédération de l’industrie horlogère suisse.
Bien sûr, on pourrait blâmer le franc suisse, qui fait des siennes et qui n’est pas franchement sympa avec les exportations.
L’invasion des montres connectées
Et puis, il y a cette histoire de montres connectées qui a débarqué comme un cheveu sur la soupe, bousculant le marché avec autant de délicatesse qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Au début, ça a fait « boom », avec des ventes qui ont grimpé plus haut qu’un alpiniste suisse, puis bim! Un an après, la dégringolade, des 5,6 millions à 2,7 millions de pièces écoulées. On dirait une fête qui se termine trop tôt.
Et quoique la Deloitte, dans son infinie sagesse, nous révèle que 21% des professionnels de l’horlogerie suisse envisagent les smartwatches avec autant d’enthousiasme qu’un chat se retrouvant face à un bain, ils redoutent plus pour leur volume de vente que pour la haute couture de la montre.
Van Cleef & Arpels danse le twist avec la VR
Alors, pendant que certains brandissent des montres intelligentes en criant « l’avenir est là », le joailler français, qui ne manque pas d’éclat, Van Cleef & Arpels, nous fait un joli pied de nez. L’idée que leur montre de luxe puisse passer des coups de fil ou vous rappeler de faire vos 10 000 pas par jour ? Allons donc, ce serait comme mettre des roulettes à une Rolls-Royce!
Mais ne vous y trompez pas, ces artistes de la bijouterie ne font pas la grasse matinée pendant que le monde avance. Non, ils ont trouvé autre chose pour épater la galerie : la réalité virtuelle (VR)! Qui l’eut cru ? Plutôt que de s’embarquer dans la connectivité, ils ont décidé d’intégrer l’univers numérique autrement, en enrobant les visiteurs du SIHH dans un monde où l’on peut quasiment toucher la poésie du temps qui s’échappe de leur montre.
Voilà, cher public ouvert aux merveilles technologiques et aux montres qui ne font pas seulement « tic-tac », mais qui vous emmènent dans une valse de pixels et de diamants. Van Cleef et la VR, c’est un peu comme offrir une deuxième vie à la haute horlogerie, en la plongeant dans la potion magique du XXIe siècle, une goutte d’humour et un zeste de futurisme en plus. Vos poignets ont désormais le droit de s’envoler dans des dimensions poétiques, sans craindre le coup de la panne numérique. À quand la montre qui vous emmène faire un tour sur la Lune ?