Le PMU se lance dans la course virtuelle !
La course aux paris modernisés
Le PMU, pris dans le tourbillon des bookmakers en ligne, a dû enfiler ses bottes de sept lieues technologiques pour séduire la jeunesse connectée. Et devinez quoi ? La mayonnaise a pris en 2017, avec une croissance pétillante de 2% dans le monde très sérieux des mises hippiques. Qui aurait parié là-dessus ?
EpiqE Tracking : une innovation qui a du galop
Lorsque le Grand Prix de l’Amérique pointe le bout de son nez en janvier, la fine équipe composée du PMU, de France Galop, de LeTrot, la Fédération Nationale des Courses Hippiques et le champion des hippodromes télévisés, Equidia, vous sortent un lapin de leur chapeau : l’EpiqE Tracking. Tenez-vous bien, ces sorciers du turf nous ont concocté un gadget de première bourre : suivre le derby comme si vous étiez sur le dos du cheval – ou presque.
Grâce à vos smartphones ou à la magie de la réalité virtuelle (VR pour les intimes), l’EpiqE Tracking vous propulse dans la peau d’un jockey en 3D, live et direct. Et ce n’est pas tout : tout en vous prenant pour une star des hippodromes, vous avez droit à un feu d’artifice de statistiques pour jouer les parieurs avertis.
Les jeunes à l’hippodrome 2.0
« Écoutez-les hennir de plaisir, ces jeunes poulains technophiles ! » Paraît-il que l’EpiqE et son cheval de Troie numérique veulent faire battre le cœur des moins de 35 ans pour les compétitions équines. Vous savez, ces natifs du digital qui ne peuvent vivre sans leur écran, que ce soit pour dire « coucou » en direct ou revisionner le dernier épisode de leur série préférée. Et ça galope fort : depuis son baptême de feu le 28 janvier, l’application comptabilise fièrement 45 000 téléchargements.
Pour l’instant, un seul hippodrome virtuel à Vincennes, mais attendez-vous à voir débarquer cette technologie à Longchamp au printemps. Samuel Loiseau, maestro du marketing au PMU, nous fait miroiter de grandes choses.
Marketing d’influence : les parieurs de demain ont leur Youtubeurs
Pour propulser ce petit bijou dans la stratosphère, le PMU a jeté son dévolu non pas sur des jockeys influents ou des chevaux avec des millions de followers, mais sur trois youtubeurs. Imaginez un peu : ils choisissent leurs montures, vivent la course en temps réel et partagent avec leur légion de fans. Résultat ? 2,2 millions de vues qui donnent des crinières blanches à la concurrence.
Vous l’aurez compris, c’est en jouant la carte de la proximité et en montrant le monde hippique sous une toute autre crête que le PMU espère attirer les jeunes pouliches et poulains de la génération Y. Et pour le coup, même si on n’est jamais sûr de gagner au PMU, avec cette stratégie, ils ont sans doute misé sur le bon cheval !