« Chère Angelica » : Quand la réalité virtuelle se mue en chef-d’œuvre pictural
Quand Sundance bascule dans la VR
Bienvenue au festival de Sundance, où les popcorns rencontrent les pixels et où les lunettes de soleil cèdent la place aux casques de réalité virtuelle. Entre deux bouchées de barres énergétiques bios et trois selfies avec les montagnes de l’Utah en arrière-plan, une révélation a fait tourner toutes les têtes (avec ou sans casque VR) : « Dear Angelica ». Présenté pour la première fois un vendredi 20 de janvier, ce petit bijou est le dernier cri de l’industrie du septième art version 3.0.
Oculus fait vriller les têtes et les cœurs
Imaginez un peu : vous entrez dans une salle obscure, la tête légèrement lourde, non pas à cause du dernier cocktail bio mais du dernier né des studios Oculus Story. Pour ceux qui ne suivent pas les actus de la Silicon Valley pendant leur méditation, Oculus est cette boîte de geeks lunettés rachetée par la grand-messe Facebook en 2014. Et leurs créatifs ont fait des heures sup’ pour produire « Chère Angelica », une œuvre qualifiée par The Verge de « tourbillon enveloppant le spectateur d’une façon qui serait simplement inconcevable avec d’autres médiums ».
Dessiner en VR ? C’est maintenant un film !
L’accroche, mes chers lecteurs avides de pixels enchantés, est que « Dear Angelica » est le premier film – oui, le premier au monde, on ne parle pas d’un énième remake de King Kong en VR – à avoir été « intégralement dessiné dans la réalité virtuelle ». Pas une once de dessin sur un quelconque écran d’ordinateur ne vient tacher sa pureté technologique.
Bidouillage numérique ou art virtuel ?
Alors, que dire de ce pionnier de la pellicule virtuelle ? Est-ce un simple bidouillage numérique ou le Caravage du 21ème siècle vient-il de naître dans un casque de réalité virtuelle ? On pourrait philosopher des heures dessus, mais une chose est sûre, le spectacle promet d’être bien plus envoûtant que votre dernière visite au musée du coin.
Le verdict : un OVNI artistique qui fait « Whaou ! »
Le verdict est catégorique : préparez-vous à vous faire souffler les mirettes ! « Chère Angelica » est de ces perles rares qui vous font dire « whaou ! » avec la bouche en cœur et les yeux grand écarquillés. On chuchote dans les allées du festival que certains spectateurs en sont sortis avec une émotion étrangement humaine, comme si le cœur de ces bits et bytes avait atteint les leur.
En conclusion, amateurs de friandises numériques, lorsque « Dear Angelica » atterrira dans votre salon VR personnel (ou dans le magasin de technologie du coin, on ne juge pas), gardez vos yeux grands ouverts et votre sens de l’humour en mode « activé ». Car après tout, n’est-ce pas merveilleux de se laisser emporter par une création où l’art et la technologie se donnent la main, le tout en se demandant si ce que l’on regarde a été véritablement « dessiné » ou magiquement extrait d’un rêve de geek ?