Les dresseurs de Pokémon débarquent en Chine!
Attrapez-les tous… mais pas trop vite, les amis!
Ah, la Chine, pays des traditions millénaires, de la grande muraille, et des copies de tout ce qui existe sous le soleil. Mais accrochez-vous à vos Pokéballs, car l’impossible est en train de se produire : Pokémon Go va pointer le nez de ses créatures fantastiques dans l’empire du Milieu! Les fans chinois pourront bientôt courir après leurs Pikachu et leurs Salamèche, mais il faudra respecter quelques petits « ajustements » made in China.
Un mariage vidéoludique sino-américain
Alors que les rumeurs couraient plus vite qu’un Voltali sous stéroïdes, le Financial Times nous l’a confirmé : Niantic, le papa américain de Pokémon Go, s’est trouvé un partenaire de jeu en territoire chinois. Le Cupidon de service? NetEase, gros poisson de l’aquarium des jeux vidéo chinois et maître du très fréquenté portail web 163.com.
Grâce à ce duo de titan, Pokémon Go va s’offrir un passeport pour la Chine, prêt à séduire ses joueurs avec une version légèrement modifiée pour coller aux normes rigoureuses de l’Internet local. Patience, petits dresseurs, la date de lancement reste encore enveloppée dans un brouillard aussi épais que la brume de Lavandia. Toutefois, gardez l’oeil rivé sur l’horizon 2018, car les étoiles semblent s’aligner pour une invasion de petites bêtes virtuelles.
Le clone pas très charmant
Si l’impatience vous gagne et que l’envie de partir à la chasse est trop forte, rappelez-vous qu’il existe déjà des versions « inspirées » de Pokémon Go en Chine. Mais entre nous, ces variants locaux sont aux véritables Pokémon ce que la soupe instantanée est à la gastronomie française : un petit plaisir coupable, mais ça n’a pas le même goût. Les créatures y sont… disons… uniques dans leur genre! Alors autant attendre la version officielle, n’est-ce pas?
En mode furtif ou en grande pompe?
Question brûlante : comment les petits monstres vont-ils se faire adopter dans un pays où l’on contrôle tout, de la Toile jusqu’au moindre miaou de Skitty? Peut-être que Niantic et NetEase nous cuisinent une version spéciale « surveillance-friendly », avec des Roucool portant des caméras et des Nosferapti collectant des données. Ou alors, ils nous surprendront en déployant le jeu avec une discrétion de Férosinge, passant entre les mailles du filet réglementaire.
Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : c’est un grand pas pour Niantic et un bond de géant pour le monde des dresseurs de Pokémon en Chine. Imaginez un peu la scène : des hordes d’adeptes braquant leurs smartphones dans les allées du Palais d’été ou à l’ombre de la Cité interdite, à la poursuite d’un Dracaufeu ou d’un Mew caché derrière une vieille pagode. C’est presque poétique, non?
En attendant, crions tous en cœur : « Pokémon Go, fais-nous rêver, traverse la Grande Muraille et viens capturer nos cœurs! » Que le meilleur marqueur de Pokéstops l’emporte, et que le jeu commence… dès que possible, s’il-vous-plaît!