Gorillaz Électrise le Festival d’été de Québec 2023

La joyeuse invation des Gorillaz au Festival d’été de Québec

Quand les créatures numériques s’emparent des Plaines

Bonjour à tous, chers festivaliers de l’improbable ! Accrochez vos ceintures et vos sourires, car aujourd’hui on plonge tête première dans l’expérience hallucinatoire du Festival d’été de Québec, où Gorillaz a fait descendre ses avatars du cloud pour un concert plus vrai que nature.

Un écran de fumée moins dense que Metallica

Après que Metallica ait secoué la terre ferme avec son heavy métal, une autre espèce de mélomanes, légèrement moins serrée (disons qu’on pouvait respirer sans titiller l’aisselle du voisin), s’est rassemblée pour vibrer aux rythmes électro-pop de nos amis virtuels.

« Hellooooo. Is anybody there? » a crié un Damon Albarn survolté. Le virtuel étant devenu chair, il a lancé la soirée avec l’hymne M1A1, tout droit sorti de son premier opus. Et, ô surprise, 2D, Murdoc, Russel et Noodle n’ont pas résisté à l’appel du party.

Les invités surprise qui jouent à cache-cache musical

La tournée Humanz, mettant en scène l’album éponyme fraîchement sorti du four en avril dernier, joue à la roulette russe avec la présence de ses artistes invités. À Québec, quelques âmes généreuses – Peven Everett, Jamie Principle, Kelela, Danny Brown – ont sauté dans l’arène aux côtés de la bande.

Des beats pour faire oublier la vraie vie

On a vite oublié la bizarrerie du monde politique de 2017 quand Strobelite, avec la présence scintillante de Peven Everett, a commencé. Sex Murder Party, quant à elle, a fait monter l’ambiance d’un cran, en particulier lorsque Jamie Principle a ramené son flow sur la scène.

Une petite dose de nostalgie avec DARE a fait rugir la foule – oui, un rugissement de bonheur – avant que We Got The Power ne ramène tout le monde dans l’ère Humanz. Ensuite, disparition subite du groupe… mais pour mieux revenir !

Le rappel qui ne connaît pas de fin

Clint Eastwood a téléphoné, et il exigeait sa part du spectacle à Québec. Gorillaz a répondu présent en rallumant la scène avec Stylo, puis avec Kids With Guns. Mais c’est avec Clint Eastwood que les festivaliers ont trouvé leur nirvana collectif, chantant à l’unisson comme s’il n’y avait pas de lendemain.

Pensiez-vous que c’était fini ? Que nenni ! Gorillaz a transporté les Plaines dans un autre monde avec Don’t Get Lost in Heaven et a sorti le grand jeu avec Demon Days. Damon Albarn, en vrai gentleman, a dégouliné d’effort et de passion, laissant échapper à la fin un « J’aime Québec », certes moins répétitif que Metallica, mais tout aussi sincère (l’amour, ça ne se compte pas, non ?).

Les artistes de la première partie ne font pas les VIP

Kelela, d’une voix R&B suave, et Danny Brown, avec son rap chaleureux, ont préchauffé la scène pour Gorillaz. Kelela, discrète mais talentueuse, a blagué sur son incapacité à rougir malgré l’affection palpable du public pour sa performance.

Quant à Danny Brown, il a électrisé la zone populaire au coucher du soleil. Son rap déjanté a laissé la zone VIP – étrangement déserte – dans son petit coin, tandis que le reste du public se trémoussait sur le groove de Smokin & Drinkin.

En bref, les Gorillaz ont donné une performance à Québec qui restera gravée dans les mémoires et les pixels de l’histoire. Alors, on en redemande de ces avatars ! Et à l’an prochain, pour une nouvelle aventure pleine de surprises numériques et réelles.

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