Attention : « Resident Evil 7 » pourrait bien vous retourner l’estomac !
Ah, « Resident Evil 7 biohazard », ce joyau vidéoludique qui nous promettait frissons et frénésie pour cette belle année ! Or, figurez-vous que ma première incursion dans cet univers horrifique fut moins une aventure épique qu’un aller simple pour Nauséeville. Et je vous le donne en mille, ce n’était même pas le festival de l’hémoglobine ni les cris d’outre-tombe qui m’ont fait suer à grosses gouttes.
Un vrai poulet… pas vraiment !
Je me targue de posséder un cœur de guerrier, impassible devant les horreurs, naturelles ou surnaturelles. Mais là, « Resident Evil 7 » m’a mis K.O., atteignant mon brave estomac avec la délicatesse d’une roue de chariot sur une piste de danse. Et ce tour de magie s’est produit sans même l’utilisation de la réalité virtuelle (VR), cette douce VR qui a la délicate tendance de tanguer avec votre ventre plus intensément que ne le ferait un navire en pleine tempête.
La VR ? Non, juste un écran PC !
Jouer sur un écran de PC n’a normalement rien d’un périple en haute mer, mais la caméra dansante de « Resident Evil 7 » et son champ de vision étriqué ont transformé mon brave rafiot intérieur en une barque chavirée. Une sensation aussi marquante qu’inconfortable, que je n’avais ressentie que trop rarement lors de mes précédentes odyssées vidéoludiques. Comme cette fois où « Get Even », avec son ambiance psychologiquement lourde et ses similitudes avec « Resident Evil 7 », m’a poussé au repos forcée après avoir peiné dans ses corridors sombres.
Le carrousel infernal !
Oui, les gredins de chez Capcom ne sont pas les seuls à avoir pris un malin plaisir à faire tourner leurs caméras plus frénétiquement qu’une tasse de thé à Disneyland. Même « Mirror’s Edge Catalyst », avec ses courses urbaines, a déjà fait vaciller quelques estomacs peu aventureux. C’est le clash cérébral : le cerveau s’émerveille devant tant de mouvement, tandis que l’oreille interne, ancrée dans la réalité de votre canapé, crie à l’immobilisme. Cette dichotomie crée un véritable casse-tête pour nos pauvres méninges — « Eh, tu ne trouves pas ça louche, toute cette agitation sans bouger d’un poil ? On est peut-être empoisonnés ! Alerte générale, vidé l’estomac ! » Et voilà comment le mal de mer s’invite dans votre salon.
Quand la VR donne le ton, mais sans VR, c’est bon ?
Lors de sa démo à l’E3 2016, je m’étais préparé psychologiquement à affronter la version VR, coupable de nombreux tête-à-tête intimes avec les sacs à vomi. Les développeurs ont bien tenté de corriger le tir avec une caméra revue et corrigée, mais la potion magique n’était toujours pas au point. Pourtant, qui aurait cru que même délesté de son casque VR, « Resident Evil 7 » pouvait déclencher un tel tsunami intérieur ?
VR ou pas, méfiez-vous !
Cependant, ne vous méprenez pas : cet écueil gastrique mis à part, les instants « jouables » du jeu étaient tout bonnement hypnotiques. On parle d’une symphonie de la peur, aussi saisissante émotionnellement que narrativement. « Resident Evil 7 » pourrait sans doute se hisser au sommet de mon palmarès annuel, s’il n’avait pas secoué ma bravoure — et mon estomac — au point de m’incliner devant lui.
En résumé, compatriotes amateurs de frisson, préparez-vous à une expérience mémorable avec « Resident Evil 7 ». Mais de grâce, n’oubliez pas de garder un anti-nauséeux à portée de main, car ce jeu a toutes les chances de vous marquer… jusque dans vos tripes !