La danse au pays de la VR : VR_I fait ses premiers pas à Montréal
Un pied dans la VR, un tutu dans la danse
Bienvenue dans l’ère où vos lunettes de soleil sont dépassées par des casques de réalité virtuelle ! Oui, mesdames et messieurs, le chorégraphe genevois Gilles Jobin, ce n’est pas qu’un pas de deux avec la technologie, c’est une véritable valse endiablée ! Après nous avoir éblouis avec son film *WOMB* en bonnes vieilles lunettes 3D de notre enfance, il plonge tête la première dans le grand bain de la réalité virtuelle avec sa nouvelle œuvre : VR_I.
Des chorégraphies pixelisées ?
Gilles n’est pas nouveau dans le bal des innovateurs, mais il a attrapé la fièvre des temps modernes. Sa curiosité s’est aiguisée auprès d’Artanim, une start-up romande aussi pointue qu’une aiguille à tricoter des circuits imprimés. Il a trouvé fascinant de jouer avec la stéréoscopie, où la distance interpelle, où les corps prennent volume. Là, il a vu la lumière : et si on équipait des danseurs de capteurs aussi légers que des plumes de cygnes ?
Artanim : quand la VR vous fait danser
Artanim, c’est un peu le parrain de la réalité immersive qui a offert à Gilles les ailes pour s’envoler. « Vous connaissez la VR, non ? Eh bien, oubliez ce que vous savez ! », nous lance-t-il. Avec Artanim, il a pris le pari de passer du lourd scaphandrier relié à un navire à un équipement de plongée high-tech permettant de virevolter à votre guise. Avis à nos lecteurs : prêts pour la grande aventure sous les vagues numériques ?
Expérience immersive pour spect-acteurs
Si la simple mention d’un fauteuil de théâtre vous endort, réveillez-vous ! VR_I vous convoque sur scène. Oubliez les gradins, vous voilà désigné acteur de votre propre spectacle. Préparez-vous à enfiler un costume de capteurs, un sac-ordinateur haute performance et un casque VR avec audio. Tout ça, emballé et équipé en moins de deux !
Un voyage au cœur de l’imaginaire en VR
Imaginez-vous debout dans une caverne géante, scrutant des géants qui soulèvent des montagnes comme si elles n’étaient que des cailloux. Et bam ! Ils dansent, ils observent ces petits vous, spectateurs transformés en liliputiens. La réalité virtuelle vous fait naviguer d’une scène à une autre : ici une maison où l’art prend vie, là un parc où les danseurs sont à votre échelle. Tout n’est qu’illusion, mais une illusion si palpable que vous reculerez instinctivement devant un danseur virtuel. Ah, les joies du numérique !
La danse de l’authenticité
Gilles prêche pour le mouvement pur, pour cette danse authentique où même la gravité a été invitée. Vous voyez ce petit smiley jaune ? Pas besoin d’être le portrait craché d’un visage pour nous parler. Il mise tout sur la chorégraphie, pas sur les traits ultra-réalistes. Certes, le rendu n’est pas parfait, un brin pixellisé, peut-être, mais notre cerveau interprète, s’adapte et plonge dans le réel du mouvement. La technologie a des bords, mais qui a besoin de haute définition quand on a l’impression de voler ?
Assistons-nous au début d’une nouvelle ère de la danse ? À vos casques, laissez-vous entraîner dans cette valse virtuelle où vos pieds ne touchent peut-être pas le sol, mais où l’imaginaire n’a, lui, aucune limite !