Kiss Me First: Duel Réel vs Virtuel | Série VR

Quand la réalité morose embrasse la VR : « Kiss me first »

Une série qui joue sur deux tableaux

Entre les cahots de la vie grise et les escapades en technicolor dans l’univers virtuel, « Kiss me first » est ce qu’on pourrait appeler un cocktail télévisuel haut en couleurs mais parfois légèrement amer. Fruit de l’amour (probablement tumultueux) entre la chaîne britannique Channel 4 et le géant du streaming Netflix, cette série n’est pas juste une succulente pépite du petit écran, c’est un véritable arc-en-ciel dans un ciel bien londonien : il pleut sur la réalité et pourtant, on en redemande!

Plongez dans le grand bain virtuel

C’est au travers des yeux élargis d’étonnement de Leila, 17 ans et saisonnière confirmée dans l’office du tourisme de la solitude, que l’on découvre notre terrain de jeu. Après avoir dit adieu à sa mère, qui s’en est allée sans lui laisser ni famille, ni amis, mais heureusement une demeure aussi charmante qu’une cellule de prison, Leila a clairement besoin d’évasion.

Shadowfax – son alter ego – est son ticket vers « Azana », le jeu VR où les pelouses sont toujours fraîchement coupées et les coucher de soleil dignes de carte postale. Ici, elle peut soit déchaîner sa colère adolescente en mode guerrière sans merci, soit simplement papoter avec des inconnus virtuels. La belle vie (pixels inclus)!

Quand le malaise s’infiltre dans le gameplay

Mais attention, ce n’est pas tout rose non plus! Derrière les buissons parfaitement taillés de « Azana », Leila alias Shadowfax tombe sur Mania et son exclusif « Red Pill », un lieu secret où le bonheur est aussi fréquent qu’un épisode ensoleillé en Angleterre. Ces âmes errantes portent toutes des bagages émotionnels plus lourds que les haltères de Schwarzy. Ce club des tristes sires est l’idée d’Adrian, qui, en bon samaritain, offre des colliers illégaux qui transforment vos sensations en émotions 4D.

Rencontre explosive entre deux mondes

Signé Bryan Elsley, père de la prolifique « Skins », la série fait se croiser deux sphères diamétralement opposées comme dans une mauvaise blague. Dans la vraie vie, Leila et Tess (la fameuse Mania) s’entendent comme chien et chat si le chien était déguisé en moine et le chat en licorne festivale. Tess est tout ce que Leila n’est pas : elle aime danser jusqu’au bout de la nuit, perdre son cœur au gré des aventures, et tester tous les cocktails du barman. Le contraste est aussi saisissant qu’un saut dans un lac gelé!

Un duel graphique mémorable

Le monde virtuel d' »Azana » est une merveille graphique qui glisse sur nos rétines à la douceur d’un pinceau de maître. Seulement voilà, il faut bien retourner à la réalité, aussi grise qu’une souris d’ordinateur, après avoir flirté avec les couleurs ardentes et les paysages de carte virtuelle. Le choc visuel est aussi délicieux qu’une duchesse anglaise dans un tournoi de catch, et c’est bien entendu intentionnel.

Plus qu’un simple feuilleton SF

« Kiss me first » n’est pas qu’une jolie fresque technologique à ranger entre « Star Trek » et « Black Mirror ». Non, mes chers amis du petit écran, c’est un drame psychologique qui vous saisit les méninges, avec une atmosphère aussi dense que la population de Tokyo. Interdit aux moins de 16 ans, et oui… car ici, on jongle avec des thèmes aussi légers qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Un spectacle clairement taillé pour une audience qui aime penser avec ses trips autant qu’avec son cerveau.

Alors, chers amis de l’ère numérique, ouvrez grand vos yeux et préparez-vous pour la rencontre du troisième type entre la réalité et sa douce moitié virtuelle. « Kiss me first » attend ses téléspectateurs… avec ou sans pop-corn!

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