La réalité virtuelle, l’ascenseur vers le futur chez Thyssenkrupp
Vous n’en croirez pas vos yeux (ni vos oreilles), mais le géant de la haute technologie Thyssenkrupp a trouvé une méthode hallucinante pour prendre soin de sa petite famille de plus de 1,2 million d’ascenseurs et d’escalators, qui se démènent jours et nuits pour nous transporter de haut en bas. Et elle implique moins de sueur et plus de… réalité virtuelle! Bienvenue dans le monde fabuleux de la maintenance 4.0.
Quand la technologie prend l’ascenseur
Dans notre monde trépidant, où 12 millions d’ascenseurs jouent à cache-cache avec plus d’un milliard de passagers chaque jour, Thyssenkrupp s’est lancé un défi de taille : métamorphoser son industrie à la sauce internationale. Un beau jour de printemps 2014, ladite entreprise allemande a troqué son héritage ancestral contre une aventure outre-Atlantique à Seattle, pour un rencard techno avec la crème de la crème chez Microsoft.
« Nous leur avons dit : épatons la galerie avec un système de maintenance révolutionnaire pour nos équipements », s’exclame Rory Smith, maestro du développement stratégique chez Thyssenkrupp. Et il paraît (tenez-vous bien) que 70% des caprices de nos chers ascenseurs proviennent de portes capricieuses. La clé était donc de prédire ces petits drames avant même qu’ils ne se jouent.
L’épopée de MAX, le petit génie de l’IoT
Imaginez que lors de cette liaison internationale, Thyssenkrupp et Microsoft donnent naissance à MAX, un petit bijou de l’Internet des Objets (IoT). Oui, cet enfant prodige offre une maintenance en temps réel, tout en chuchotant à l’oreille des nuages informatiques pour mieux prévenir les bobos. M. Smith, tout fier de son coup, nous révèlera les secrets de sa réussite lors d’une conférence à Montréal, prévue le 24 janvier.
« Connexion permanente, analyse algébrique des petites et grandes nouvelles de nos ascenseurs et recours à la magie de la réalité virtuelle via le chapeau magique HoloLens… tout ça pour faire de la maintenance un véritable show! », clame l’ingénieur californien. Grâce à HoloLens, nos techniciens deviennent des magiciens, découvrant les coulisses des ascenseurs sans même avoir à les ouvrir. Cerise sur le gâteau, ils opèrent jusqu’à quatre fois plus vite, les mains dans les poches!
La maintenance à distance, une douce mélodie
La maintenance 4.0, véritable symphonie de la prévention, permet à nos héros de chez Thyssenkrupp d’écouter la musique des données chantées par les ascenseurs : kilométrage des cabines, concerto des portes, palmarès des étages, tempo du moteur, et même la chorégraphie des cabines. « Grâce à notre orchestre de tableaux de bord, les chefs d’orchestre-techniciens ont un accès VIP aux partitions et peuvent anticiper la moindre fausse note », explique notre ingénieur.
Résultat de cette symphonie technologique : une réduction de jusqu’à 50% du temps de silence (ou d’arrêt) des ascenseurs. Nos usagers sont aux anges et applaudissent à tout rompre! C’est que, comme aime à le rappeler Rory Smith, un technicien d’ascenseur est une vedette qui coûte pas moins de 100$ de l’heure.
Alors la prochaine fois que vous prendrez un ascenseur, pensez à Thyssenkrupp qui, quelque part dans le cloud, veille sur votre montée comme un ange gardien tout droit sorti d’un jeu vidéo.