Le Dérapage VR: Jouer sans Harcèlement

Le cauchemar virtuel : Quand le jeu devient un petit peu trop réel

Ah, la réalité virtuelle ! Ce fabuleux monde où l’on peut devenir archer, chevalier ou… victime de gestes inappropriés. C’est ce que Jordan Belamire (saluons ce pseudonyme digne d’un thriller d’été), a découvert en enfilant un casque VR chez son beau-frère.

Une partie qui vire à la mauvaise expérience

Imaginez un peu le tableau. Vous vous dites, « Chouette, je vais trucider du zombie avec l’équivalent high-tech d’un arc et des flèches », et à peine la partie lancée, patatras ! Un autre joueur, répondant au doux nom de BigBro442, se transforme en un casque et des gants baladeurs. Et voilà notre amie Jordan, en plein apocalypse zombie, à crier tandis que le joueur en face mime des caresses pour le moins déplacées.

« Pas plus de 3 minutes », c’est le temps qu’a tenu Belamire avant de pousser des hauts cris. BigBro442 s’était pris pour Casanova en pixels, ignorant les frontières du respect.

La violence virtuelle, un flou bien réel

Pourquoi donc, se demande-t-elle, son beau-frère n’a-t-il jamais été embêté de la sorte en centaines d’heures de jeu ? On a ici un cas flagrant de comportement induit par la simple présence d’une voix féminine dans le jeu.

Fanny Lignon, notre érudite maîtresse de conférences à Lyon 1, y va de son grain de sel dans « 20 Minutes ». Selon elle, le sexisme et la culture du viol, c’est du réchauffé, mais là, *autant vous dire qu’on a mis le pied dans le plat de spaghettis*. C’est un nouveau territoire qui s’ouvre à la vilénie, et ça, c’est moins réjouissant.

Quand les pixels portent plainte

Il paraît que se sentir violé par l’intermédiaire d’un avatar, c’est un peu comme se faire harceler par email, d’après Jesse Fox du Guardian. En d’autres termes, ça ne fait pas du bien à la cyber-santé.

En 2007, nos amis belges se sont même posé la question de savoir comment courir virtuellement après les coupables de viol. Aux USA, une loi permet aux victimes de ce type d’affliction émotionnelle de porter l’affaire devant les tribunaux. Mais entre nous, côté paperasse, c’est peut-être mieux d’éviter d’en arriver là…

Le « geste de pouvoir » : l’anti-relou VR

Heureusement, après le récit de notre victime, les développeurs de QuiVR, ces chevaliers des temps modernes, ont sorti de leur chapeau un tour magique : le « geste de pouvoir ». Non, il ne s’agit pas de lancer des éclairs avec ses yeux, mais de déclencher une bulle de protection autour de son avatar dès qu’un importun s’aventure trop près. C’est un peu comme la fonction « ne pas déranger » de votre smartphone, mais en mode épique.

L’agression de Belamire rappelle que même si tu as le corps dans ton salon et l’esprit dans la Matrice, les mauvaises manières, elles, sont partout. Donc, la prochaine fois que vous vous laisserez tenter par la VR, rappelez-vous : si un avatar de BigBro croise votre chemin, dressez votre bulle et surtout, n’oubliez pas de vous amuser… respectueusement !

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