MuséoMania: Qui a dit que l’Histoire devait être barbante? Cap sur le nouveau musée coloré!
L’Allemagne fait son coming-out muséal!
En 1985, tandis que certains s’évertuaient encore à dompter leur magnétoscope, Berlin, elle, inaugurait le grandiose Schwules Museum, un écrin culturel sans pareil pour la saga LGBTQ+. Niché aujourd’hui dans le bouillonnant quartier de Tiergarten, ce musée est devenu le QG de la mémoire arc-en-ciel, avec des expos à perdre haleine où on explore l’histoire fabuleuse de la communauté LGBT, une histoire loin de n’être qu’un arc dans le ciel.
Londres montre ses plumes : Un musée pour tous et toutes!
Tenez-vous bien, car Londres, cette vieille dame anglaise, s’apprête à se pavaner aux couleurs de l’arc-en-ciel avec le lancement prochain du « Queer Britain »! Prévu pour briller de mille feux en 2021, ce projet, chouchouté par Joseph Galliano, va, paraît-il, révolutionner notre vision de l’histoire LGBT. Le maire de Londres lui-même, le très vénérable Sadiq Khan, l’a adoubé, espérant voir ce musée devenir une étape cruciale dans la bataille contre l’ignorance. La petite anecdote croustillante ? L’Angleterre, cette grande prude, n’a entrouvert les yeux qu’en 1967 en dépénalisant partiellement l’homosexualité. Un « pardon posthume » a dû attendre 2016 pour être octroyé. Rappelez-moi de ne pas inviter les Anglais à une soirée Rainbow!
Paris, la belle endormie, sans musée LGBT (pour le moment)!
Ah, Paris, ses croissants, sa Tour Eiffel, mais toujours pas de musée LGBT! Alors que la France a attendu 1982 pour se joindre à la fête, les gays et leurs amis restent sur leur faim. Il semblerait qu’un centre d’archives soit sur la table, mais rien n’est moins sûr. Sortez vos mouchoirs, mais surtout, restez à l’affût. Qui sait, avec un peu de chance et quelques bonnes volontés, Paris pourrait peut-être offrir un toit à ses histoires arc-en-ciel.
Pourquoi diable un musée LGBT, demandez-vous?
Eh bien, chers lecteurs, figurer-vous qu’un musée n’est pas simplement un lieu où on s’ennuie devant de vieux cailloux! C’est un vibrant hommage à la lutte, souvent méconnue, d’hommes et de femmes qui ont traversé des tempêtes pour simplement être qui ils sont. C’est l’effrayante réalité des camps de concentration, c’est la désolation face au virus du sida. C’est une histoire qui doit être racontée, surtout dans un pays comme la France, qui a contribué à écrire certains de ces chapitres poignants.
Il faut que les paillettes de l’histoire LGBT soient plus qu’un feu d’artifice éphémère qui s’évanouit dans l’indifférence générale. Chaque couleur de cette histoire mérite sa place au panthéon culturel. Alors, unissons nos voix pour que Paris, la ville de l’amour, s’ouvre enfin à toutes ses histoires d’amour.
Car comme dirait l’adage modernisé : plus on est de fous, plus on rit, et plus on est de couleurs, plus on danse!