Mea Culpa de Zuckerberg après VR à Porto Rico

Zuckerberg fait son mea culpa après une virée virtuelle à Porto Rico

Une balade en VR qui passe mal

Imaginez un petit peu : on prend l’une des technologies les plus bluffantes de ces dernières années, la réalité virtuelle, et on s’en sert pour faire un tour au milieu des décombres d’un Porto Rico dévasté par un ouragan. C’est ce qu’a fait le grand manitou de Facebook, Mark Zuckerberg, avec la délicatesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Hélas pour lui, le tollé n’a pas tardé. Une poignée d’internautes, armés de leurs claviers vengeurs, ont accusé Marky Mark d’avoir transformé une tragédie en vulgaire étalage techno.

« Je voulais juste montrer à quel point il est cool de se téléporter virtuellement à l’autre bout du monde », a-t-il vaguement tenté de se défendre. Mais face aux réactions qui pullulaient plus vite que des lapins en plein mois de mai, le Zuck a dû enfiler son costume d’humilité et présenter ses excuses. « Je suis trop en avance sur mon temps », semble-t-il s’être dit, « ou peut-être juste à côté de la plaque cette fois-ci ».

Facebook Spaces: Bien plus qu’un jeu vidéo ?

Ah, Facebook Spaces ! Cette incroyable innovation, où vous et vos amis pouvez faire semblant d’être ensemble dans un monde virtuel alors que vous êtes probablement juste tout seuls dans votre salon mal éclairé. Jusqu’ici, on pensait que c’était juste un nouveau terrain de jeu pour éviter d’avoir à se voir en vrai. Mais, non ! Facebook a des ambitions bien plus grandes : celle d’être reconnu comme l’instrument parfait pour éveiller les consciences. Un petit rift dans la réalité, si on ose dire, qui s’achète avec un casque Oculus Rift et beaucoup d’espoir.

Malheureusement, il se pourrait que le premier périple portoricain du Zuck en VR ne soit pas le billet gagnant de la loterie empathique qu’il imaginait. À moins que l’on ait raté la note de bas de page qui disait que comprendre la souffrance humaine nécessitait un équipement à plusieurs centaines de dollars.

L’empathie par l’immersion : un plongeon raté ?

Chapeau bas pour l’effort : Zuckerberg veut que nous soyions tous empathiques. Selon les écrits sacrés de sa philosophie VR, quand on enfile le casque magique, le monde virtuel nous semble réel. On pourrait presque sentir le parfum du lieu, si ce n’était pas juste un gigantesque assemblage de pixels. « Mais dans ce cas, où est passé le pain chaud et le chant des oiseaux ? », s’interrogent les spectateurs devant leur écran plat. Les émotions, il semble, ne sont pas encore téléchargeables.

Chapeau, l’artiste ! Un nouveau coup de maître en préparation ?

Après les rebondissements épiques de notre périple VR portoricain, Facebook nous prépare une nouvelle représentation lors de sa conférence annuelle Oculus Connect à San Jose. Restez à l’affût ! Le capitaine de la nave Facebook pourrait bien nous annoncer la prochaine révolution des relations humaines, avec ou sans casque.

Jusque-là, donnons-lui le bénéfice du doute : il a peut-être un as dans sa manche qui nous permettra de vivre des catastrophes naturelles dans le confort de notre canapé, sans risquer de mouiller notre chemise. Et qui sait, peut-être qu’après tout ça, on se retrouvera à déverser des flots de compassion pour des avatars en détresse, tout en restant soigneusement ancrés à notre réalité douillette. Le futur est à notre porte, amis internautes, prêts à cliquer sur « J’aime » pour l’humanité ?

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