La VR : Un remède techno contre les douleurs d’outre-membre
Dans le monde merveilleux des avancées technologiques, il paraît que même les membres disparus nous envoient des textos de l’au-delà, sous la forme de petites chatouilles ou de gros pincements. Eh oui, la douleur fantôme, ce malicieux petit tour que notre cerveau joue aux amputés, pourrait bien être apaisée par un gadget tout droit sorti d’un roman de science-fiction : la réalité virtuelle (VR).
Un écran pour tromper le cerveau
Imaginez que votre main gauche prend sa retraite sans vous prévenir et que pourtant, vous avez toujours l’impression qu’elle est là, à pianoter invisible sur un clavier fantôme. C’est intrigant, mais pas toujours très plaisant. Catherine Mercier, une chercheuse dotée d’une cape invisible de super-héros (et d’un diplôme sérieux), déploie les casques de VR comme des potions magiques au sein du CIUSSS de la Capitale-Nationale.
Elle a concocté un sortilège où des patients, à l’aide de casques de réalité virtuelle, sont persuadés de revoir leur membre perdu agir et réagir. Abracadabra, le cerveau est berné et la souffrance s’envole comme par magie. Il semblerait que ces douleurs de spectres soient plus un cafouillage neurologique qu’un véritable mal physique.
Mercier tire les ficelles de la VR avec habileté : « Je prends le bras en pleine santé pour faire le doublage de l’autre dans le monde virtuel. Un peu comme un cascadeur pour acteur capricieux au cinéma. Si je bouge mon bras droit et que mon cerveau croit que c’est le gauche qui danse le twist, on tient notre illusion étourdissante! »
Une illusion renversante
La méthode est pour le moins surprenante. Un patient, à l’aide de lunettes prisme-miroir, fait des high-fives avec son bras valide tout en croyant célébrer avec le bras manquant. Ce stratagème original ne s’intéresse qu’à la matière grise, délaissant les comprimés à l’ancienne pour une thérapie futuriste.
Un patient conquis raconte: « Après un spectacle de vingt minutes de ma main fantasmée, mon cerveau a applaudi : ‘Bravo, la main, tu assures!’. Et pouf! La douleur a disparu, la main fantôme a pris son envol. »
Ça nous change des pilules en cascade, pas vrai? Un coup de VR et c’est le mental qui se refait une santé, sans les effets secondaires d’une pharmacopée déchaînée.
Des résultats qui dépassent le buzz
À en croire les tribulations de notre chercheuse-illusionniste, les résultats de cette technologie nouvelle vague sont si époustouflants qu’ils pourraient signer l’arrêt de mort des vieilles méthodes, voire, qui sait, inspirer les scénaristes de films d’horreur.
Donc, on lève le chapeau (de casque VR) à Catherine Mercier dont les petites mains virtuelles façonnent l’avenir. Bientôt, chaque amputé pourra peut-être garder son membre égaré sous la forme d’un hologramme, prêt à pianoter sur le clavier de l’existence grâce à cette aventure technologique qui ne manque ni de doigté, ni d’humour.