Deepoon VR : le Nouveau Maître de la VR en Chine
L’ascension fulgurante d’une pépite techno chinoise
Il est temps de faire un peu de place dans le monde de la réalité virtuelle, et plus précisément dans votre cerveau, pour un petit nouveau qui monte, qui monte… C’est Deepoon VR, mesdames et messieurs ! Cette marque chinoise, que vous n’avez peut-être pas encore taguée dans votre esprit, est en train de s’ériger en colosse de la VR, tout particulièrement dans l’Empire du Milieu, où ses casques s’arrachent comme des petits pains numériques.
Imaginez : plus de 18 000 visières Deepoon ont déjà trouvé preneur durant le deuxième trimestre de 2017. Voilà un chiffre qui doit donner le vertige à la concurrence, d’autant plus que cela représente une envolée en mode fusée de 30 % en comparaison au trimestre précédent ! Si on avait des lunettes de réalité virtuelle pour l’analyse des chiffres d’affaires, ça serait une sacrée expérience immersive, croyez-moi.
HTC Vive détrôné, Sony à la traîne
HTC, lui, se gratte la tête. Avec seulement 14 000 casques Vive écoulés pendant cette même période (oui, en Chine toujours), on parle d’un petit recul de 6 % depuis le début de l’année. Le dragon de la VR chinoise serait-il en train de se faire apprivoiser par un petit panda déterminé ?
Et que dire de Sony ? L’entreprise nippone baille tranquillement à la troisième place avec à peine 9 000 casques PSVR vendus. Oups, ils semblent avoir égaré une bonne partie de leur marché quelque part entre la réalité et le virtuel.
Au total, le marché chinois de la VR a pris du muscle, avec une prise de masse de 25 % au deuxième trimestre 2017, représentant en tout 80 000 unités toutes marques confondues. Pas mal pour un marché que certains osaient qualifier de niche !
Les petits nouveaux à surveiller
Mais ce n’est pas tout ! Il y a des petits malins dans le coin, comme Pico, 3Glasses et Hypereal, qui, l’air de rien, musclent leurs parts de marché avec des ventes qui grimpent plus vite que l’intérêt d’un chat pour une boîte en carton vide.
Le secret de ce triomphe écrasant
Deepoon VR, ce n’est pas juste une marque qui fait de jolis casques, non non. Selon notre cher analyste Jason Low de l’agence Canalys, cette success story est principalement boostée par le lancement d’un casque tout-en-un au début du T2. En gros, c’est un casque VR qui se prend pour un super-héros indépendant : pas besoin de câbles, pas besoin de téléphones, juste lui, un peu d’électricité et du courage.
Et apparemment, ça colle parfaitement avec les envies des consommateurs chinois qui, semble-t-il, n’ont pas forcément envie de se promener dans leur appartement comme des sapins de Noël high-tech avec des câbles partout.
Notre cher Jason Low, toujours lui, suggère même à HTC, si l’envie leur prend de ne pas se laisser distancer sur la Grande Muraille de la VR, de lancer illico-presto leur propre casque autonome en Chine.
Le conseil stratégique du jour
Moralité de l’histoire, dans le monde fermé et impitoyable de la réalité virtuelle made in China, il va falloir être rusé comme un renard et peut-être, oui peut-être, laisser de côté les bonnes vieilles méthodes pour espérer rester dans le coup. Deepoon VR l’a bien compris et semble bien parti pour nous faire vivre la révolution de la VR avec un « D » majuscule, tout comme dans… Deepoon !
Alors, qui va remporter la bataille de la VR en Chine ? La réponse bientôt… dans un casque près de chez vous.