La réalité virtuelle: Le nouveau shérif en ville contre les excès de vitesse
Quand la technologie enfile son uniforme de policier
Dans le merveilleux monde de la sécurité routière, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) a eu une idée lumineuse : utiliser la réalité virtuelle pour donner une leçon de conduite édifiante! C’est ainsi qu’au cœur de la fête foraine des Grandes Fêtes Telus, une joyeuse bande de la SAAQ pose ses valises et son gadget futuriste.
Montez, mettez le casque, et… non, on ne décolle pas!
Les fêtards du week-end se retrouvent invités à plonger dans une expérience immersive qui n’est ni une simulation de vol, ni la dernière attraction à sensations. Non, ici, on s’installe confortablement dans un baquet (qui ressemble furieusement à un siège de voiture pour de faux), on s’équipe d’un casque de réalité virtuelle qui n’est pas sans rappeler une grosse mouche technologique, et on se prépare à la leçon. Pas de pédale, pas de volant, vous n’êtes pas maître à bord, mais le passager éclairé d’une expérience qui se veut révélatrice.
Alice au pays des carrosseries froissées
Notre guide dans cette aventure est Alice Magny, la chef de l’équipe sur le terrain (et non, elle ne vous demandera pas de suivre un lapin blanc). Selon elle, l’idée c’est de vous faire toucher du doigt – ou plutôt des yeux – que rouler 10 km/h au-dessus de la limite de vitesse, c’est loin d’être aussi innocent que piquer un bonbon dans la jarre de grand-mère. C’est dans les joyeux quartiers résidentiels, les zones où les bambins s’adonnent à la marelle, que les pédales pesantes finissent souvent en bobos et gros mots.
Le poids des kilomètres/heure, le choc des conséquences
Alice, sorte de gourou de la pédale douce, insiste sur le fait que la différence entre respecter scrupuleusement le 50 km/h et flirter avec le 60 ou 65 km/h, c’est (oh surprise!) un gros boum plus bruyant et plus douloureux en cas de rencontre impromptue avec un autre usager de la route. Distance de freinage qui s’allonge, force de l’impact qui se muscule, autant d’éléments qui font la différence entre un « oups » et un « aïe ».
« Mais tout le monde le fait! » – Un argument en carton
La loi, c’est la loi, même pour les infracteurs en série qui s’imaginent que +10 km/h c’est la norme. La fameuse mentalité du « si tout le monde le fait, pourquoi pas moi? », c’est ce que cherche à bousculer notre Alice des autoroutes. Qui sait, une fois que les gens auront goûté à cette réalité virtuelle augmentée en sensations et en conscience du danger, ils réfléchiront peut-être à deux fois avant de laisser leur pied droit se faire le complice d’un excès.
Réalité virtuelle au parc, réalité tout court sur la route!
Jusqu’à dimanche, le parc Beauséjour de Rimouski se mue donc en salle de classe nouvelle génération où la réalité virtuelle fait office de tableau noir. Et souvenons-nous que si dans le casque, l’accident est virtuel, sur la route, les conséquences sont bien réelles et bien moins drôles.
En somme, prenez place à bord de cette machine à remonter le temps, avant que votre conduite ne vous fasse voyager… au poste de police! Cet article a peut-être pris la route du sarcasme, mais la sécurité au volant, elle, n’a pas de prix ni de zone de rigolade. Alors, si la SAAQ le dit, écoutez, le progrès n’est pas qu’une question de technologie, mais aussi de bon sens. Bon voyage dans le monde réel!