L’intelligence artificielle à la rescousse des âmes en peine sur Facebook
Ah, Facebook ! Ce merveilleux lieu de partage où les photos de chats côtoient les déclarations d’amour et les appels à l’aide. Depuis quelques temps, le géant des réseaux sociaux déploie ses tentacules technologiques pour détecter ces messages un peu plus sombres, ceux où nos amis virtuels laissent transparaître leur désespoir… Jusqu’à flirter avec l’idée de quitter notre monde pétillant. Mais comment donc ? L’IA, l’Intelligence Artificielle !
Un cyber-détective spécialisé dans le blues 2.0
Fini le temps où seuls nos yeux humains pouvaient repérer les signaux alarmants d’un pote à l’abîme ! Eh oui, après une répétition générale aux États de l’oncle Sam, cette technologie super futuriste va se déployer à la vitesse d’un partage viral pour sauver des vies. Facebook, en mode héros de la santé mentale, a lancé l’initiative en novembre dernier.
Le mode opératoire ? Un programme informatique un poil indiscrétionnaire, entraîné par de véritables espions humains, qui scrute les messages déprimés et les commentaires inquiets comme « Hey, mais ça va pas toi ? » ou « Tu veux qu’on en parle ? ». Astucieux et un brin Big Brother, non ?
Une main tendue numérique : clap de fin pour la solitude ?
Guy Rosen, le maître des potions numériques chez Facebook, joue les sauveurs et clame haut et fort : « On peut aider, alors pourquoi se priver ! ». Et il a du répondant, ce cher Guy. Au-delà de la performance technique, il promeut l’urgence du temps réel pour voler au secours des âmes perdues. Et paf !
Si l’IA a le malheur de tomber sur un message qui sent bon le soufre de la mélancolie, elle se transforme aussitôt en coach de vie et offre une trousse de premiers secours émotionnels à l’utilisateur concerné et à ses copains. En cas de crise de larmes extrême, elle pourra même appeler les super-héros de la vraie vie : les secours ! Un capedateur virtuel en somme.
Une technologie aux pieds d’argile en Europe
Avant que vous ne vous jetiez sur vos claviers pour apprécier la portée de ce sauveur automatisé, tempérons notre ardeur : le Vieux Continent, avec son armure de chevalier des données personnelles, ne goûtera point à ce fruit d’outre-Atlantique. Ses lois rigoureuses sur le traitement automatisé des données, spécialement si elles ont une couleur médicale, mettent des barrières à cet élan de bonté algorithmique.
Alors, de deux choses l’une : ou bien on s’applaudit de garder nos petits secrets bien au chaud, ou bien on verse une larme sur cette IA bienfaisante retenue aux portes de notre Europe privée de sa technologie salvatrice. Quoi qu’il en soit, on ne peut s’empêcher de se dire que, derrière l’écran, un ange gardien veille désormais sur nos états d’âme 2.0.