Fumito Ueda : Un pied dans la Réalité Virtuelle, la tête dans les étoiles
Quand un maître du jeu vidéo lorgne sur le monde en VR
Connaissez-vous Fumito Ueda ? Non, ce n’est pas le dernier chef cuisinier en vogue qui réinvente le sushi en mode 3D. Fumito Ueda, c’est la crème de la crème des réalisateurs de jeux vidéo, le Picasso du pixel, le maestro derrière des pépites ludiques comme ICO, Shadow of the Colossus et The Last Guardian. Or, figurez-vous que monsieur a les yeux qui pétillent à l’idée de s’emparer de la Réalité Virtuelle (RV) !
Toutefois, notre cher Ueda n’est pas un casse-cou numérique. Il est comme ce chat qui rêve de croquer le poisson dans l’aquarium mais qui n’ose pas y mettre la patte. Il admet sans détour que la VR, c’est comme sauter dans le grand bain alors qu’on n’a pas encore enlevé les brassards.
La VR : un océan de promesses avec quelques méduses
Dans une interview savoureuse, notre ami Ueda a avoué être titillé par la technologie VR. Mais attention, il n’est pas prêt à plonger tête baissée sans bouée canard autour de la taille. La raison ? Fumito est désormais à la tête de son propre studio indie, GenDESIGN, ce qui signifie qu’il doit jouer à la fois les artistes inspirés et les comptables tatillons.
Il explique avec la candeur d’un premier rendez-vous amoureux : « D’un côté, j’ai cette envie créative dévorante de concocter quelque chose pour la VR. Cependant, je dois aussi endosser la casquette de chef d’entreprise et me demander si c’est bien raisonnable de flirter avec cette technologie. Pour l’instant, je n’ai pas encore dégoté la recette magique pour lier passion et pragmatisme. »
Traduction pour les non-initiés : la RV, c’est un peu le far west digital. Y a de l’or pour qui sait creuser, mais avant de trouver la pépite, faut se salir les mains et accepter de tomber sur quelques pépites de charbon.
Le VR casse-tête : Trouver le juste milieu entre art et tiroir-caisse
Quand on est un artiste du calibre de Ueda-san, l’envie de se lancer dans l’inconnu avec pour seuls compagnons une poignée d’idées révolutionnaires et une palette graphique, c’est compréhensible. Mais dans ce monde où les pixels coûtent des yen, il serait dommage de sombrer dans le néant virtuel pour quelques effets de manche en RV.
Ueda jongle avec cette interrogation existentielle : comment créer une expérience RV immersive et poétique sans transformer le studio en bateau fantôme ? Il ne désire pas seulement toucher les cœurs, mais aussi faire en sorte que, dans l’opération, cela ne finisse pas en plaie pour le portefeuille.
Il nous confie avec la sagesse d’un sage qui aurait trop joué à Tetris : « J’aimerais trouver un équilibre, une manière de faire de la VR qui ait du sens financièrement. Pour l’heure, la solution idéale se fait désirer. Est-ce que je la cherche dans la mauvaise direction ? Ou peut-être que je devrais juste fouiller entre les coussins du canapé… »
En somme, Fumito Ueda est à la croisée des mondes, le pied au bord du précipice VR, la tête embrassant un nuage de possibilités. La RV attire comme les jeux d’arcade attiraient les pièces de monnaie dans les années 80, mais le jeu en vaut-il la chandelle virtuelle ?
Restons à l’affût, mes chers passionnés de pixels et d’aventures virtuelles, car si Ueda trouve le Saint Graal de l’équilibre VR-profit, on pourrait bien être témoins de la naissance d’une nouvelle dimension ludique. Et entre nous, on se doute bien que si quelqu’un peut tirer le lapin VR de son chapeau et lui épargner un plongeon dans le haut-de-forme financier, c’est bien notre Ueda national.