La VR sort le Tapis Rouge aux Emmy Awards
Bienvenus dans le monde merveilleux où le virtuel donne une petite fessée affectueuse au réel. Vous avez entendu parler des Emmy Awards ? Ces cérémonies un poil ennuyeuses où tout le monde est beau, tout le monde est propre, et où l’on distribue des statuettes plus vite que des petits fours ? Oui, oui, ceux-là mêmes où les séries télé se tirent la bourre. Eh bien, tenez-vous bien, cette année, ils se sont mis à la page… et pas qu’un peu. Les masques de réalité virtuelle n’étaient pas là que pour cacher les cernes des starlettes !
La Réalité Virtuelle fait sa Révérence… euh son Entrée !
Vous ne rêvez pas, un truc qui s’appelle « Henry » (oui, comme votre oncle qui raconte des blagues douteuses), a décroché un sacré bout de plastique doré chez les rois de la télé. Et non, ce n’est pas un toutou qui a appris à aboyer en Morse. « Henry », c’est un film en VR, en réalité virtuelle pour les deux du fond qui suivent pas. Depuis quand les lunettes de geek ont le droit de cité avec les paillettes et les longs discours ? Depuis 2013, peuchère, avec une petite catégorie « médias interactifs », mais cette fois, ils ont passé la sixième.
Henry, Le Hérisson qui Piquait les Cœurs
C’est l’histoire d’un petit hérisson, Henry pour les intimes, qui ne cherche pas à conquérir le monde, mais juste un peu d’affection. Pas de quoi fouetter un chat, sauf que notre piquant protagoniste croit dur comme fer à la magie des gros câlins… qu’il ne peut pas distribuer à cause de ses pointes acérées. La tristesse, les amis, la tristesse. Mais, attention, « Henry » n’est pas un conte pour sangloter dans les chaumières, c’est une aventure immersive signée Oculus et sa joyeuse bande du Oculus Story Studio.
Imaginez un peu : vous chaussez vos lunettes VR, et soudain, paf, c’est comme si vous pouviez toucher les petites larmes de désespoir qui coulent sur les joues épineuses de notre hérisson. Il vous supplie du regard de lui rendre son câlin, et vous, sans cœur, vous ne pouvez rien faire. Oui, la VR, c’est ça : un grand huit émotionnel sans le mal de mer.
VR, Quand tu nous tiens…
Mais qu’entends-je ? Ramiro Lopez Dau, le magicien derrière Henry, nous dit : « On voulait faire comprendre aux gens que la VR, c’est pas seulement pour faire peur à votre grand-mère avec une simulation de saut en parachute. Non, c’est un véritable art, prêt à accueillir les maîtres conteurs de ce monde. » Et boum, un Emmy pour se la péter maintenant. Ils espèrent que ce sera le début d’une grande aventure pour toute l’industrie de la VR.
Alors, est-ce que la VR va maintenant se goinfrer de caviar et se balader en limousine ? Va-t-elle nous sortir des chefs-d’œuvre comme on enfile des perles ? Seul l’avenir nous le dira. Mais une chose est sûre : avec Henry, la réalité virtuelle vient de se frayer un chemin vers la crème de la crème, et elle n’est pas prête de lâcher le morceau (ou devrais-je dire la statuette ?).
En attendant, on ne peut qu’imaginer les possibilités. Des comédies romantiques où l’on sent réellement les papillons dans le ventre, des thrillers où l’on tremble jusqu’aux genoux… L’univers du divertissement vient de s’enrichir d’une nouvelle dimension. Et si vous croisez un petit hérisson en VR qui demande un câlin, pour une fois, laissez vos préjugés de côté et tendez-lui les bras. Qui sait, il repartira peut-être avec un Emmy sous le coude !