L’OMS déclare : Trop de joysticks, c’est la panique !
Tous les amateurs de manettes et autres souris gaming, prêtez l’oreille ! Vous savez, quand vous êtes tellement plongé dans votre jeu favori que vous oubliez de cligner des yeux et que votre chat commence à se demander s’il est devenu invisible ? Eh bien, il pourrait y avoir plus préoccupant que les reproches de votre félin rancunier : l’addiction au jeu vidéo est désormais reconnue comme un trouble mental. Oui, vous avez bien lu !
Quand jouer ne rime plus avec s’amuser
Imaginez le scénario : vous vous dites « juste 5 petites minutes », et soudain, c’est l’aube et votre visage est éclairé par la lueur bleutée d’un écran plutôt que par celle du soleil. C’est une réalité pour certains hard gamers, qui trouvent dans les univers virtuels un havre de paix loin des tumultes du quotidien.
Mais attention, on ne parle pas ici de votre cousin qui enchaîne les parties de Mario Kart le weekend. Non, non, on évoque cette catégorie de joueurs pour qui « décrocher » prend des airs de mission impossible, avec tous les avantages et inconvénients que cela implique – et principalement des inconvénients, si l’on en croit l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
L’OMS sort l’artillerie lourde contre l’addiction aux jeux
Dans une démarche qui ne manquera pas d’agiter la toile et les soirées jeux en ligne, l’OMS vient de classer l’addiction au jeu parmi les troubles mentaux officiels. Oui, certains vont devoir envisager un sevrage non plus seulement du sucre, mais aussi des écrans.
L’édition 2018 du manuel de classification internationale des maladies va réserver une petite surprise à tous ceux qui ne peuvent pas passer une journée sans leur dose de pixels et d’avatars virtuels. Car désormais, le jeu intensif et compulsif figure au même titre que d’autres affections sérieuses nécessitant une aide professionnelle – du moins dans les situations les plus critiques.
Rassurez-vous, joueurs du dimanche, vous êtes épargnés !
Que les joueurs occasionnels respirent : le viseur de l’OMS ne vous a pas dans son champ. Il n’est question ici que d’une poignée de joueurs, la fine fleur du binge-gaming, qui pourrait potentiellement laisser leur amour du jeu détrôner celui de leur conjoint ou compromettre leur emploi. Vous vous reconnaissez ? Si la réponse est non, alors continuez à démolir des châteaux de gobelins avec sérénité.
Une étude révèle que tous les joueurs ne sont pas dans le rouge
Pour relativiser, une étude récente impliquant près de 19,000 cobayes humains – habitants des USA, du Canada et de la Grande-Bretagne – montre que seuls 2 à 3% d’entre eux souffriraient réellement de cette addiction. Parmi les signes qui ne trompent pas, on compte le repli antisocial, les crises d’angoisse, et l’impossibilité de se contrôler. On n’est pas au stade de la simple énervement parce que la connexion lag.
Alors, chers joueurs, où vous situez-vous sur l’échelle de l’addiction ludique ? Êtes-vous des épicuriens du joystick, savourant quelques heures de divertissement, ou des accros du pavé directionnel, fonçant tête baissée vers le label « trouble mental » griffonné par l’OMS ? Réfléchissez bien… après votre partie, évidemment !