Witness Auschwitz en VR: Histoire et Pédagogie

Une plongée virtuelle dans l’histoire : L’étrange casse-tête d’Auschwitz en réalité virtuelle

Il était une fois un petit studio italien du nom de 101% qui a décidé de chevaucher la vague de la réalité virtuelle pour nous conter, avec des pixels et des casques, les chapitres les plus sombres de l’histoire humaine. Voici leur opus inaugural, aux allures de paradoxale visite touristique : « Witness: Auschwitz ». Oui, vous avez bien lu.

L’éducation immersive, ou comment frissonner au passé simple

Alors, pourquoi Auschwitz, se demandent quelques curieux, probablement les sourcils aussi froncés que ceux d’un prof d’histoire devant un élève suggérant que Napoléon et Dark Vador sont une seule et même personne. Eh bien, selon le maestro de la création lui-même, c’est pour « faire revivre des expériences intenses et fabriquer quelque chose d’utile et de pédagogique ». En gros, une sorte de musée version 2.0, où l’on ne peut pas toucher les oeuvres, mais où l’on peut presque sentir le souffle de l’histoire sur notre nuque numérique.

« Les témoins d’Auschwitz s’en vont petit à petit rejoindre les étoiles, et il est capital de graver leur mémoire encore plus profondément que ne le permettent les livres et pellicules, » rajoute l’auguste directeur.

Un sujet délicat, plus sensible qu’un détecteur de mouvement

Aborder un tel pan de l’histoire, c’est un peu comme jongler avec des porcelaines de la dynastie Qing : il vaut mieux y aller mollo sur les moulinets. Le respect des souvenirs de ceux qui ont traversé l’horreur du camp de concentration est la priorité absolue du projet. D’ailleurs, l’expérience a reçu un coup de chapeau de l’Union des communautés juives italiennes, et le producteur, David Gallo, assure que le tact est leur guide spirituel.

Il confie : « C’est impossible d’imaginer des baraques prévues pour 400 âmes qui en hébergeaient 1500, à se piétiner les uns les autres. On va vous faire vivre ces petits détails, ces fragments de quotidien, depuis les coulisses de l’Histoire. »

Pas de violence gratuite, ici la suggestion est reine

Si vous vous attendez à une débauche de pixels agressifs, vous risquez d’être déçu. L’équipe de 101% a délaissé la surenchère gore pour se focaliser sur le quotidien, celui qui n’a souvent pas eu l’honneur du grand écran.

Le jeu est vendu comme accessible à tous, de 7 à 99 ans. « On ne parle pas de la mort ici, » précise Daniele Azara, un des âmes derrière ce projet. « On parle de la vie, et surtout de sa persistance à travers ce qu’on laisse derrière nous, ce qu’on passe à la génération suivante. »

En résumé, si vous avez le cœur bien accroché et que vous désirez voir l’histoire sous un nouvel angle, chaussez votre casque de réalité virtuelle et préparez-vous à un voyage dans le temps. Mais ne vous y trompez pas : ce n’est pas un manège de foire. C’est une leçon d’humanité qui, grâce à la technologie, espère rester à jamais gravée dans la mémoire collective, sans jamais virer dans le spectacle. Car n’oublions pas, l’Histoire, même sur écran géant et en 3D, ne devrait jamais être prise à la légère.

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