Graffiti & AR: l’Art Urbain Réinventé en Numérique

Graffiti 2.0 : Quand l’AR fait des pieds de nez à la loi

Graffiti d’antan, encre de demain

Ah, les graffitis ! Ces œuvres éphémères qui invitent à la révolte, ces marques rebelles d’exubérance artistique qui ont émaillé les coins de rues du XXème siècle sont sur le point de devenir, (roulements de tambour, s’il vous plaît) intouchables! Oui, mes amis, grâce à la magie de la réalité augmentée (AR pour les intimes), le graffiti va décoller ses semelles du sol pour gambader joyeusement dans le cyberespace.

Pshhht… Voici le graff virtuel!

Imaginez-vous, téléphone en poche et bombe de peinture numérique en main, vous baladant dans les rues de votre ville. Au détour d’une ruelle, vous laissez libre cours à votre créativité en bombant ici un dragon fluorescent, là un message d’amour universel. Et tout cela, sans que Madame Michu puisse hausser les sourcils ou que la maréchaussée puisse vous passer les menottes. Les graffeurs du futur, ces brigands d’art urbain, pourront ainsi redéfinir sans risque les frontières de l’expression publique.

Aveugles et voyants, choisissez votre camp!

Dans cette ère bientôt révolue de réalité augmentée, chaque recoin de bitume pourra se transformer en une galerie d’art à ciel ouvert, un festival de créativité modulable selon les rétines de chacun. Vous voulez voir un mur se couvrir de chefs-d’œuvre colorés ? Sortez votre téléphone! Vous préférez les briques nues et austères? Gardez-le en poche. Simple, non?

Et pensez donc aux possibilités: votre ville préférée pourrait se muer en un musée interactif où chaque passant devient curateur de son expérience visuelle. Exit les détracteurs et bienvenue aux esthètes des temps modernes!

Le casse-tête juridique de l’ARt urbain

Déjà en 2016, une sculpture digitale se cachait timidement à l’intérieur du Bellevue Arts Museum de Washington, disponible uniquement pour les privilégiés munis d’un casque de réalité augmentée. Un petit pas pour l’art digita, un bond de géant pour le street art, n’est-ce pas? Mais entre nous, ce n’est qu’une question de temps avant que chaque mur, chaque pont, chaque station de métro ne devienne le canevas des ‘Picasso pixels’!

Toutefois, avec cet art qui ne laisse ni tache ni trace (si ce n’est dans les mémoires numériques), des questions se posent. Est-ce toujours vandalisme si aucun coup de pinceau ne souille réellement un mur? Peut-on parler de droits d’auteur pour des œuvres que l’on peut allumer et éteindre comme une veilleuse?

L’art sans entraves ni graffes

Bien que la réponse à ces énigmes juridiques reste nichée dans le brouillard futuriste, une chose est sûre : les graffeurs aux cœurs anarchiques sont sans aucun doute en train de pouffer dans l’ombre, leurs bombes à pixels en main. Dans un monde où l’art évolue sans cesse, l’AR offre une toile infinie, libérée de tout cadre et surtout, hors de portée des règlements et autres restrictions mortelles.

Les aficionados du graff’ peuvent se réjouir; la prochaine fois qu’on leur dira « les murs ont des oreilles », ils pourront répondre « oui, mais désormais, ils ont aussi des yeux… et un sacré bon goût! »

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