La VR s’invite à la Comédie… Williamienne !
Quand les comédiens mettent les casques VR
Allons bon ! Imaginez donc un spectacle où nos bons vieux acteurs en collant troquent leur pourpoint pour des capteurs et leur épée pour un casque de réalité virtuelle. Hérésie, diront certains. Avancée prodigieuse, clameront les autres. C’est la fabuleuse aventure que nous propose la Shakespeare Royal Company, en caressant le doux rêve d’offrir à « La Tempête » de notre cher William, un soupçon de modernité avec un zeste de technomagie !
Quand Prospero fait des étincelles… numériques
Sarah Ellis, la muse digitale de la SRC, est toute emballée : « On touche la crème de la crème de la techno ! » se réjouit-elle. Et pourquoi donc cette ferveur ? Parce que le grand manitou artistique de la bande, Gregory Doran, a voulu insuffler une vie nouvelle à la scène de mascarade où Prospero, plus sorcier que jamais, fait danser esprits et divinités au bout de ses fils invisibles.
Or, voilà, en des temps shakespeariens, cette scène aurait été LA vitrine de toute technologie suscitant des « oh ! » et des « ah ! » dans un public ébaubi. M. Doran de 2017 s’est dit qu’il serait de bon ton de maintenir la tradition. Vous imaginez la scène : des masques, des lumières… et une baleine numérique venue faire le grand plongeon au beau milieu d’un auditorium médusé !
Email enchanté et bal des capteurs
Et comment cette folie prit forme, demandez-vous ? Par la magie d’un email, pardi ! « J’ai juste pingé Intel via leur helpdesk », raconte Ellis entre deux éclats de rire. Une requête audacieuse qui tomba dans les oreilles de Tawny Schlieski de chez Intel, éminente sorcière de la réalité virtuelle et augmentée, prête à fendre l’air de sa baguette magique.
Pendant ce temps, en coulisses, L’Imaginarium – où les capteurs sont à la fête et les mouvements un art – cherchait à faire valser des spectacles live plutôt que d’empiler des bobines. Andy Serkis, l’homme qui a donné sa démarche au célèbre Gollum, regarde sa création : un studio où l’on danse entre pixels et passion.
L’ovation de la VR au théâtre
Ainsi Intel, à grand renfort de sortilèges technologiques, a repoussé les frontières de l’imaginable. L’Imaginarium a jeté un puissant sort pour accomplir un dessein tant espéré. Et notre noble RSC ? Elle observe cette alchimie comme la révolution des planches, prête à enchanter ses spectateurs avec des personnages tout droit échappés d’un autre monde, un monde où la technologie est le nouveau Shakespeare du divertissement.
Et voilà, mesdames et messieurs, comment une pièce vieille de quatre siècles se mue en spectacle couvert d’étoiles virtuelles. La magie de la VR ne connaît pas de limites, et le théâtre, cet antique temple de l’art dramatique, s’apprête à revêtir ses plus beaux atours digitaux. Le rideau peut se lever ; notre curiosité est piquée au vif. Baladins 2.0, faites-nous rêver !