A la recherche de l’eldorado du hardware français : Mission pas impossible?
Ah, les terres enneigées des startups du hardware en France ! Bordées par les avalanches de difficultés et les banquises du manque de financement, c’est un peu comme chercher une piste de ski alpin en plein Paris – une vraie épopée ! Mais qu’on ne se méprenne pas, il ne s’agit pas ici de la saga tragique de la fin de Giroptic, l’étoile filante française des caméras 360°. Non, non, non ! Mettons nos combinaisons de spéléo, allons explorer pourquoi nos petites entreprises de gadgets tricolores peuvent encore connaître des jours ensoleillés.
C’est quoi une startup du hardware déjà ?
Avant de plonger tête première, rappelons-nous ce qu’on entend par « startup du hardware ». Ces petits bijoux d’entreprises s’amusent à inventer, à fabriquer (ou à faire fabriquer, pas de jaloux !) et à vendre des produits palpables, vous savez, ceux qu’on peut tripoter, pas comme les applications qui se la coulent douce dans le cloud.
Les ampoules s’allument, mais le courant ne passe pas
Pas de muscles industriels, pas de superpuissance économique
Premier scoop : une grande nation économique, c’est comme un super-héros, ça doit avoir des muscles industriels saillants. La France, en perdant des millions de postes industriels en quelques décennies, ressemble plus à un sprinteur asthmatique.
Du travail pour tous, jusqu’à la petite ville perdue
Deuxième revelation : contrairement aux startups du software, qui ne recrutent que la crème des crèmes (Bac+beaucoup), les sociétés hardware, une fois lancées, jouent au Père Noël avec les emplois « moins qualifiés » souvent là où on n’attendait plus que des mirages d’emplois, dans nos villes périphériques.
La France, à la bourre en software mais reine du hardware créatif
Cerise sur le gâteau : alors que dans la course au software international, on est plutôt sur le banc des remplaçants, en hardware, on pourrait jouer dans la cour des grands grâce à notre génie créatif bien français, à condition de sortir les rames et d’avancer !
Les startups hardware françaises : des inventeurs fauchés?
Alors que la créativité de nos startups fait des ravages aux salons comme le CES à Las Vegas, quand il s’agit de remplir le cochonnet des financements, c’est plutôt le désert.
Prenons l’exemple croustillant du 3dRudder, un contrôleur de mouvement du futur manié avec les pieds : mon compère Valerio Bonora et moi, après avoir gravi des montagnes et traversé des océans… de difficultés, on s’est retrouvés devant la grande muraille de la recherche de financement.
Autofinancement, levées d’amorçage, aplaudissements et poignées de main – tout ça, c’est de la rigolade à côté de la vraie épreuve : décrocher le gros lot, le financement pour grandir.
Des graines semées mais un arrosage insuffisant
La France au starter mais pas au finish
La France donne le coup d’envoi avec les levées d’amorçage et des outils d’aide à l’innovation, mais après, c’est un peu comme lancer un avion en papier dans l’espace, ça manque de fusée pour aller plus loin.
Financement en Series A : l’épreuve du feu
Si nos amis américains arrosent leurs startups avec des millions de billets verts, côté français, on dirait que le robinet est un peu grippé. Le fameux financement en Series A, c’est le moment où il faudrait enclencher la deuxième pour ne pas se faire doubler sur la ligne droite.
Comment propulser les startups hardware ?
Proposition #1 : la tirelire pour les créatifs
On pourrait réserver une petite cagnotte sur l’argent public pour les startups hardware, histoire de ne pas mettre tous les œufs dans le même panier virtuel et de s’assurer que les échecs d’hier ne bloquent pas la fortune de demain.
Proposition #2 : quand les fontaines à sous se spécialisent
Pourquoi ne pas créer des fonds spécialisés dans le hardware pour les Series A et B ? Ça permettrait de donner un coup d’accélérateur et d’éviter les embouteillages sur la route du succès.
Et maintenant ?
La France, avec ses génies bidouilleurs, a toutes les cartes en main pour remporter la mise dans l’arène du hardware. Pour ça, il suffit de mettre en place les outils pour que ces inventeurs en herbe puissent se transformer en géants industriels. C’est parti, on enfile nos casques de protection et on fonce vers l’avenir du hardware à la française !