Le jour où Chronos courtisera Eros : Quand les robots charment et dérangent
Amour synthétique : l’ère de la cyber-caresse approche
Ah, l’amour! Cet élan mystique qui nous transporte vers des cimes exaltantes ou… vers des cyber-romances orchestrées par des circuits imprimés. À croire une pétillante étude teutonne de 2017, il semblerait que nos amis messieurs soient plus charmés par des androïdes aux courbes féminines, les fameuses gynoïdes, qu’ils osent l’admettre. Surprenant? Pas tant que ça!
Bal à la Silicon Valley : l’avatar, meilleur partenaire de danse?
Brian Shuster, un entrepreneur yankee croisé dans un festival où les géeks et les hipsters s’unissent (South by Southwest, pour ne pas le nommer), prophétisait il y a trois ans déjà que nos ardeurs charnelles avec nos égaux allaient se dématérialiser au profit d’une volupté augmentée par des partenaires factices. Cet apôtre de l’amour virtuel voit dans nos futurs ébats dépourvus de chair et d’os, la promesse d’une santé sexuelle inébranlable et des jouissances d’outre-tombe.
Bon, c’est la punchline commerciale, hein!
Kama-synthétique : et si l’amour artificialisé devenait la norme?
Là, on se gratte la tête, on se demande : « Un jour, serai-je épris d’une entité programmée pour chavirer mon cœur électrique? » Pour certains, tels Angela Konrad qui défriche ce sujet brûlant sur les planches montréalaises, on zigzague entre fascination et moralité. Et pendant que Brian vante le sexe sans contact, Angela, elle, interroge nos âmes sensibles sur l’idée de se livrer corps et âme à ces amants de plastique et de silicium.
Entre Ovide et sa Galatée 2.0 et Matt McMullen, créateur de poupées pour adultes, qui franchit une étape supplémentaire avec Harmony AI (pensez Siri en mode Fifty Shades), on navigue dans un océan de questions éthiques et pratiques. Est-ce qu’on préférerait prendre un café ou partager l’oreiller avec un robot? Les curiosités scientifiques ne manquent pas pour nous titiller sur le sujet.
L’indifférence amoureuse : robot ou humain, même combat?
Imaginez la scène : des scientifiques allemands, munis de leur jauge de frissons, qui mesurent notre température interne face à des vamps de silice versus des beautés organiques, et là, surprise : pas de chamboulement dans les aiguilles! Les hommes (et leur physiologie) ne font pas de jaloux entre les femmes-robots et les vraies dames.
De la fiction à la friction : quelle empathie pour les androides?
Quid de l’empathie envers ces ersatz féminins tel C3PO? S’attendrir sur mécanique rime-t-il fatalement avec idylle électrique ? L’avenir, horizon plein de promesses et d’inconnus, nous le dira, tandis que des penseurs, oscillant entre inquiétude et refus total, nous préviennent du danger de sexualiser à outrance ces entités artificielles.
La question épineuse : l’autre visage de la robotique érotique
Doit-on ériger ces amours numériques en outils thérapeutiques pour ceux que la vie n’a pas épargnés? Peut-être. Car la frontière entre le soutien et la perversion n’est pas toujours aussi claire qu’un flux de données binaire.
La revanche des néo-solitaires : les robots contre la gent féminine?
Et que dire de cette frange masculiniste pour qui la robotique sentimentale serait l’opportunité rêvée de tourner le dos à la norme relationnelle? Ah, les MGTOW! Ces hommes qui prétendent s’affranchir des femmes, arguant qu’elles ne servent qu’à procréer avant de s’envoler avec la marmaille.
Vers des liaisons dangereusement mécaniques?
Serge Tisseron, psychiatre français, avait déjà flairé la tendance en explorant notre futur psychologique robotique. Ses écrits s’invitent dans notre quotidien où la frontière entre homme et machine devient aussi floue que le reflet dans un écran.
« Her 2.0 » ou l’avènement du complice artificiel?
Et pour terminer sur une note futuriste, pensez à votre timeline Facebook : et si cette bulle se dotait soudain d’une voix, d’un regard, voire d’une étreinte? Saurez-vous résister à l’appel de ce compagnon cybernétique, créé à votre image, voire surpassant vos rêves les plus fous?
Selon Rodolphe Gelin, un sage de la robotique, votre robot amoureux n’est pas à une vingtaine d’années-lumière, mais presque à portée de main. Plus spontané qu’un contrat de hockeyeur, l’amour programmé guette votre cœur… et votre esprit.