Fallout 4 VR : L’Apocalypse Comme Vous Ne L’avez Jamais Vécue !
Comment J’ai (Presque) Survécu au Monde Post-Apo en Réalité Virtuelle
Il paraît que 2017 est l’année de l’immersion vidéo-ludique totale avec Bethesda qui rafle la mise. Après avoir survécu à Skyrim et son dragon en mode PlayStation VR, j’ai chaussé le casque HTC Vive pour un tout autre type de vacances : bienvenue dans l’univers du Fallout 4 VR. Cette épopée chimérique est-elle digne de faire sauter la banque avec ses 59,99 € de pur bonheur dématérialisé ?
Une Initiation Plus Agréable Que la Chute D’un Bombardement ?
Top chrono : dix minutes fortes en radiations pour vagabonder aux abords de Concord City et entrer dans un conflit avec quelques Raiders un peu trop curieux. Dix minutes, c’est à peine suffisant pour mettre la main sur son arme, encore moins pour sonder les entrailles de cette expérience totalement novatrice.
Le HTC Vive, tel un heaume d’un futur décalé, se montre accueillant malgré cette tentation de se prendre les pieds dans le câble… Qui n’a jamais rêvé d’un tripotage de câbles en plein combat à mort ? Dès les premiers instants après avoir embosser à la Red Rocket Station, le feu des Goules et Raiders me permet de tester cette fameuse prise en main.
Armé jusqu’aux dents – ou presque -, le Pip-Boy au poignet et la liberté de viser avec une incroyable précision (ou une précision incroyablement aléatoire), l’expérience retient son souffle et offre une diversité d’approches. De la mini-nuke à la batte de baseball, j’ai redécouvert le bonheur simple de pulvériser de l’ennemi en réalité virtuelle.
Une Marche à la Teleportation ou un Pas de Géant pour l’Homme ?
Entre l’analogie du stick analogique et les bonds téléportés de la réalité virtuelle, c’est le grand écart. Les menus, maintenant aussi mobiles que mes mains, allouent un sens nouveau à l’action de fouiller les cadavres – une occupation comme une autre.
Toutefois, la navigation demeure un puzzle pour les néophytes : avec les disques de contrôle HTC Vive, chaque mouvement de doigt compte… et l’utilisation du Pip-Boy aurait mérité une graduation dans le tactile plutôt que le défilement par touchpad. Mais, n’est-ce pas là le sel de la réalité virtuelle, de garder une part de maladresse charmante ?
Si l’exploration de courte durée de cette démo n’a pas révélé de gros démons, reste à voir comment cette interaction évoluera dans des marathons de jeu plus ardues. Vomira-t-on son petit-dej’ après quelques heures d’un motion sickness exacerbé ? Mystère.
Le V.A.T.S en mode « Maxi Time » ?
Bricoler avec le décor ou explorer Red Rocket n’est qu’une mise en bouche avant de faire face à un Deathclaw aussi accueillant qu’une porte de frigo en pleine face. Ah, choisir son arme d’un simple moulinet du poignet, quelle époque pour être vivant !
C’est dans le V.A.T.S. que l’évolution VR prend tout son sens : un ralenti qui donne le temps de viser là où ça fait un mal de chien… ou de goule. On n’est pas loin du bon vieux temps des salles d’arcades, mais avec un bout de Wasteland en bonus.
Concord City : Plus Impressionnante que Mon Appart ?
La taille et le danger des terres dévastées de Fallout 4 bruissent sous la VR comme un gros moteur V8 de l’Apocalypse. Néanmoins, entre les pixels intrusifs et les couleurs du désespoir, la dalle du Vive me rappelle que le monde parfait n’est pas encore de ce côté de la réalité.
Sans les DLC pour cette sortie, certains crieront au scandale, tandis que Bethesda peaufine son bébé comme un artisan de la fin du monde.
Mon Verdict Après l’Apocalypse ?
J’avoue, cette promenade dans l’univers de Fallout 4 VR a piqué ma curiosité. Les PNJ n’ont pas encore daigné se présenter et l’idée de longues heures avec un casque qui pèse le poids d’un soleil mort laisse songeur. Mais il y a de l’ambition dans l’air, et la promesse de vivre une aventure RPG au-delà d’un simple jeu de massacre goulesque garde tout son attrait.
Bethesda se lance donc dans une aventure VR au long cours. Reste à voir si au-delà du prix initial, la magie opérera suffisamment pour justifier le passage à la caisse… et l’adoption de cette nouvelle forme de tourisme post-nucléaire.